Investir : comment et où placer votre argent ?

Comment investir ? Combien investir ? Quels placements privilégier à 20, 30 ou 40 ans ? Quel rendement viser ? Comment prioriser ses objectifs ? On l’a dit et redit : en période de crise économique, épargner n’est pas suffisant. Ce qu’il faut, c’est investir ses liquidités sur le long terme, engager ses capitaux pour faire fructifier son argent, que ce soit dans l’immobilier, l’assurance vie ou encore la Bourse. Investir, c’est préparer sa retraite, construire son patrimoine, payer moins d’impôts… 

 

Pourquoi investir ?

C’est une bonne question. Investir ses capitaux plutôt que de laisser « dormir » son argent sur un Livret A ou un compte-titres répond à plusieurs objectifs :

Il en existe bien d’autres, mais ce sont là les principales raisons qui poussent les particuliers à investir. Pourtant, si les Français ont l’habitude d’épargner (un Français sur deux épargne au moins une fois par mois), ils sont bien plus réticents à investir leur argent dans des placements actifs. Crise économique oblige, les ménages sont prudents, et concentrent leur effort d’épargne sur des produits sans risques : 89 % des Français affirment détenir au moins un produit financier à « faible » risque, avec une préférence marquée pour le Livret A. Viennent ensuite le LDDS, l’assurance-vie et l’épargne logement (PEL, CEL). 

Des placements sécurisés certes, mais déficitaires. Au vu des rendements affichés par les livrets d’épargne réglementés, le constat est simple : on va vers une perte en capital. Conclusion : en jouant la carte de la sécurité, vous courrez le risque de laisser votre argent dormir (sur un compte sur livret ou un compte titre). Ce qui se traduit immanquablement par un manque à gagner, au fil des années.

Lire aussi: Epargne ou investir en 2020?

Comment bien investir son argent ?

Avant de vous projeter dans vos investissements futurs et d’entamer des démarches auprès de votre banquier, il faut commencer par faire un bilan de vos finances personnelles. Cette étape est indispensable afin d’éviter de vous retrouver à investir des capitaux que vous n’avez pas. Pour cela, faites un état des lieux de vos revenus, de vos dépenses et de votre patrimoine. Vous pouvez effectuer cette opération vous-même, en traçant deux colonnes. Inscrivez vos actifs dans la première et vos passifs dans la deuxième.

Faites également un bilan rapide de vos dépenses annuelles, en incluant les charges de votre logement (factures d’énergie, loyers), les impôts locaux (taxe d’habitation, taxe foncière, etc.), vos frais professionnels (essence, péage, formation, équipement), les dépenses de loisir (vacances, voyages, sortie, etc.). Tâchez d’établir un budget annuel plutôt que mensuel. Cela vous permettra d’estimer votre patrimoine. 

Il n’existe pas de méthode unique pour investir. Tout dépend de vos finances, vos objectifs, des risques que vous êtes prêt(e) à prendre, etc. Mais globalement, un investissement réussi s’articule autour de quatre préconisations ;

  • diversifier vos placements ;
  • penser sur le long terme ;
  • être régulier dans ses versements ;
  • investir des sommes raisonnables.

Diversifier ses placements

Tous les experts le disent : c’est la base de tout investissement réussi et c’est de la logique pure. Si vous placez la même somme dans 4 entreprises différentes que l’une d’entre elles dépose le bilan, vous perdrez 25 % du capital investi. Le risque encouru est encore plus élevé si vous concentrez votre investissement sur un seul secteur (le luxe, l’or, le pétrole, etc.). 

A contrario, en diversifiant vos investissements, vous mutualisez les risques. Certes, le rendement sera plus faible sur certains secteurs, mais il sera compensé par la surperformance d’autres secteurs.

Conseil Tacotax : ne concentrez jamais plus de 10 % de votre portefeuille sur une valeur en particulier.

Penser sur le long terme

La plupart des produits d’investissement ont une durée de vie qui dépasse 10, 20, voire 30 ans. Un critère à prendre très sérieusement en considération au moment d’investir, car c’est de la durée de vie du produit (aussi appelée « maturité »), que dépend la réussite de votre projet. Autrement dit, vous devez calquer l’horizon de votre objectif financier sur celui de votre produit.

Là encore, c’est une question de logique : en pensant « long terme », vous n’aurez pas à vous inquiéter outre mesure des petites fluctuations du quotidien. Même si vous subissez des pertes dans votre portefeuille, elles seront minimes (5 %) et n’impacteront pas votre objectif à long terme.

►Épargne de précaution ? On parle d’épargne de précaution lorsque l’horizon de placement ne dépasse pas 5 ans. Dans ce cas, il est indispensable de minimiser au maximum la prise de risques, afin de protéger votre épargne de la fluctuation des valeurs des produits et des marchés.

►Projet immobilier ? Il y a toujours la possibilité de recourir aux traditionnels Compte et Plan Épargne Logement (CEL et PEL). Mais d’autres options existent, comme le Compte à Termes (CAT), les fonds à formules (FAF), les obligations ou encore les certificats de dépôt à court terme.

Conseil : avant de vous lancer dans un investissement, tâchez dans la mesure du possible de vous acquitter de vos dettes si vous en avez.

Soyez régulier et modéré dans vos versements

Face à des marchés incertains et connaissant des variations, mieux vaut faire preuve de régularité et de modération dans ses investissements. Plutôt qu’un investissement one-shot, misez sur des versements réguliers, à la hauteur de votre capacité, sans chercher à tout prix à compenser les pertes de vos actions en en rachetant d’autres par exemple.

Lire également: Où investir à l'étranger en 2020? 

Dans quoi investir en 2020 ?

Tous les investisseurs, quel que soit leur profil (prudent, dynamique ou équilibré), sont à la recherche du placement idéal. Celui qui combine rentabilité, intérêt et sécurité, avec, si possible, un avantage fiscal. Au risque de décevoir, un tel placement n’existe pas. En tant qu’investisseur, vous êtes confronté à des choix (choisir, c’est renoncer) : un placement sécurisé, mais moins rentable ou, au contraire, un investissement plus à risques, mais avec un fort potentiel de rentabilité. Ces choix doivent se faire en fonction de vos objectifs et de vos possibilités. 

Parmi les investissements à privilégier en 2020, on trouve :

Bon à savoir : certains des investissements suscités, comme les forêts ou l’épargne retraite, permettent de bénéficier d’une défiscalisation. C’est-à-dire qu’une partie des sommes investies est récupérable sur votre impôt sur le revenu.

10 idées reçues sur l’investissement

1 ) L’investissement est réservé aux riches

investir placer son argent
Investir avec un portefeuille modeste, c’est possible !

L’investissement est réservé à toute personne désireuse d’optimiser ses finances personnelles, et d’obtenir des rendements. Certes, il est plus facile de se lancer dans des spéculations financières ou des placements à risques lorsqu’on dispose déjà d’une certaine trésorerie. Pour autant, les placements les plus rentables ne sont pas réservés aux plus aisés.

Le tout est de savoir bien déterminer son profil investisseur pour dénicher les placements qui sauront correspondre le mieux à votre budget et à vos attentes. 

Si vous n’avez que 10 000 € à investir par exemple, il existe toute une gamme de produits qui s’offrent à vous ;

  • acheter des parts de SCPI de rendement ;
  • se constituer un portefeuille boursier avec des valeurs mobilières ;
  • investir en loi Pinel, en LMNP ou en Censi-Bouvard ;
  • ouvrir un Compte à terme ;
  • ou placer son capital dans des fonds euros.

2 ) Dans l’immobilier, il faut être propriétaire pour pouvoir investir

Pour investir (correctement) dans l’immobilier, il faut prendre un crédit. Pour prendre un crédit, il faut passer par la banque. Pour que la banque accepte de prêter, il faut déjà être propriétaire. Vrai ? Faux. Ne pas être propriétaire de sa résidence principale ne constitue pas forcément un frein à l’accession au prêt immobilier. Au vu de la mobilité géographique des jeunes générations, acheter sa résidence principale présente autant d’avantages que de risques (baisse des prix de l’immobilier, moins-value en cas de revente du bien, etc.).

Face à cette mutation des mentalités, les prêteurs s’adaptent. Ainsi, de plus en plus de jeunes investisseurs commencent à se constituer un patrimoine en réalisant un investissement immobilier locatif plutôt que par la résidence principale.

3) Les actions, c’est trop risqué, ce n’est pas pour moi

Trop coûteux, peu rentable, trop risqué, trop compliqué… Le placement en actions, comme les dentistes, souffre d’une mauvaise image. Et pourtant, c’est une solution très rentable, à condition de se projeter sur du long terme. À moyen/court terme, vous courrez effectivement le risque de subir des pertes. Mais à long terme, c’est le contraire :  les placements en actions sur les principaux marchés boursiers s’avèrent généralement plus rentables que des placements présentant peu de risques.

Par ailleurs, les sommes que vous placez sur des actions cotées sont récupérables à tout moment, à la valeur du moment. Si vos priorités et/ou vos objectifs viennent à évoluer, vous pouvez très bien augmenter ou réduire votre investissement.

4) L’investissement en actions est réservé aux personnes disposant déjà d’une épargne abondante

investir actions non cotées
Pour investir, évitez de mettre tous vos œufs ensemble

Tout dépend des actions en question. Si vous investissez dans des fonds diversifiés en actions, vous pouvez en pratique épargner régulièrement et vous constituer un capital avec de très petits montants. La clé du succès ? Ne pas concentrer tous vos placements sur un seul et même support. Autrement dit, ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier.

Si vous préférez éviter d’investir directement dans des actions, misez sur les Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM). Ces portefeuilles de valeurs sont particulièrement adaptés aux investisseurs qui ont peu de trésoreries à placer. Même avec une seule part, les OPCVM permettent d’accéder à un portefeuille largement diversifié.

5) Fiscalement, l’investissement est un enfer

Le fameux « matraquage fiscal » tant redouté des entrepreneurs et des entreprises. Si la France est tristement connue pour exercer une pression fiscale telle que ses entreprises la délaissent, c'est beaucoup moins le cas avec les investissements individuels.

Concernant les placements effectués par les particuliers, c'est un peu différent. Prenons par exemple l'assurance vie. Comme tous les revenus du capital, elle est imposée à la flat tax depuis 2018. Cet anglicisme désigne en fait le Prélèvement Forfaitaire Unique qui s'applique aux revenus des capitaux mobiliers à hauteur de 30%

Par ailleurs, il existe aujourd'hui de nombreux acteurs spécialisés dans la gestion de patrimoine et les finances personnelles, dédiés à l'accompagnement des particuliers qui cherchent à investir. Le mieux avant de souscrire un produit est de se renseigner auprès d’un conseiller financier ou d'un conseiller en gestion de patrimoine. Ces experts en finances personnelles connaissent par cœur les mécanismes des divers placements, leurs avantages et leurs pièges.

6) Je suis trop jeune/trop âgé pour investir

Faux. À chaque âge son placement. Tout dépend des objectifs que vous vous fixez. Les jeunes actifs (entre 20 et 30 ans) n’ont pas le réflexe d’investir leur argent : mauvaise connaissance des placements, des leviers fiscaux, des démarches, etc. Et pourtant, investir quand on est jeune est le meilleur moment : plus longtemps on détient un investissement, et plus il s’avère rentable. Cela permet d’optimiser ses revenus et ses finances, de faire baisser son imposition, de penser à l’avenir. Bref, les rentes des investissements seront plus importantes en commençant tôt.

Mais dans quoi investir ? 3 principaux canaux d’investissement s’offrent aux jeunes :

  • l’immobilier,
  • les placements financiers,
  • la création d’entreprise.

La même logique s’applique lorsqu’on a entre 50 et 60 ans. Là où, à 20 ou 25 ans, les revenus sont généralement bas, entre 50 et 60 ans, vous êtes à l’apogée de votre carrière professionnelle. Avantages : vos enfants (si vous en avez) sont devenus grands, et vous êtes propriétaire de votre logement. Inconvénient : c’est généralement le moment de votre vie où la fiscalité est la plus lourde. Vous pouvez l’adoucir grâce au Plan Épargne Retraite (PER), le petit dernier de la loi PACTE. Ce placement permet de faire d’une pierre deux coups : réduire ses impôts avec la déductibilité des versements volontaires tout en se constituant un complément de revenus pour la retraite. 

Plus classique, l’assurance vie avec des parts de SCPI, des fonds à formules ou encore des fonds patrimoniaux.

8) Avec mon Livret A, mon argent est en sécurité

Oui et non. Le livret A est un livret réglementé, ce qui signifie que sa réglementation est régie par l’État. Il constitue une sécurité dans le sens où il est complément indépendant des marchés financiers. Sauf que, depuis plusieurs années, le gouvernement cherche à orienter l’effort d’épargne des particuliers vers des placements plus actifs, comme la pierre ou les entreprises. Par conséquent, le taux du Livret A n’arrête pas de baisser : gelé à 0,75 % depuis 2015, il va descendre à 0,5 % à partir de février 2020. Or, la croissance économique prévue pour 2020 est légèrement revue à la baisse, avec une hausse limitée à 1,3 % (contre 1,4 % attendu) et une inflation de 1,2 %

Placer leur argent sur le livret A s’avère donc coûteux pour les ménages. Pour autant, l’avantage procuré par l’absence totale de fiscalité sur ce produit continue de séduire les épargnants, qui préfèrent conserver un placement faible, plutôt que de gagner plus, en subissant une imposition de leurs intérêts.

9) L’assurance vie est un placement bloqué et contraignant

Lorsqu’on entend « assurance vie », on pense de suite aux 8 ans de blocage, aux retraits imposables, aux fonds à formules à consonance complexe, aux rendements inespérés, etc. Pourtant, le « couteau suisse de l’épargne » comme le surnomme, est un simple, accessible et souple. Les nouveaux contrats sont accessibles dès 100 €, voire 50 €, avec des versements ponctuels ou programmés. Les versements peuvent être interrompus ou réduits, en fonction des besoins.

Côté gestion, l’épargnant choisit librement l’affectation de son épargne, selon son profil investisseur : prudent, équilibré ou dynamique. Il peut la modifier à tout moment gratuitement et sans contrainte.

10) Investir dans l’immobilier, c’est trop risqué

Si le risque zéro n’existe pas, vous pouvez très facilement réduire ce risque de plusieurs façons :

  • les petits logements (studios, T1) neufs ou rénovés sont très recherchés : misez sur des biens de petite surface en vous focalisant sur des zones géographiques où la demande est importante ;
  • mutualisez les risques en achetant des parts de SCPI de rendement ;
  • investissez de petites sommes grâce au crowdfunding immobilier ;
  • avec le statut Loueur en Meublé Non Professionnel ;

Foire aux questions

Dans quelles actions investir ?

Le web regorge de conseils concernant l’affectation des capitaux mobiliers. Le site Les Échos investir donne les cotations de la Bourse en temps réel. La reprise des achats d’actifs par la Banque centrale européenne a également stimulé les Bourses européennes. Ainsi, la performance du CAC 40 à fin novembre dépassait 25 %. Les principaux secteurs en vogue en 2020 étant :

  • le luxe (LVMH, Hermès, Kering) ;
  • l’aéronautique (Airbus Group, Safran) ;
  • et la reprise des financières (Crédit Agricole, Axa, BNP Paribas) ;
  • l’Air Liquide.

Parmi les valeurs à privilégier en 2020, 8 actions sont situées à Paris : Saint-Gobain, Total, Faurecia, Airbus, Danone, Accor, Lagardère, Pernod-Ricard.

Comment dit-on investir en arabe ?

Le terme « investir » en arabe se dit الاستثمار (alaistithmar).

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