Quel est le taux de cotisation chômage en France ?

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Les cotisations sociales en France répondent à des taux : on parle de charges patronales et salariales, autrement dit payées par l’employeur et par le salarié, à des taux différents. En ce qui concerne l’assurance chômage, un changement s’est opéré en 2018 : le taux de cotisation chômage salariale en 2020 est de 0 %. Si, en 2016, 2017 et 2018, la cotisation chômage concernait les salariés, son taux a tout simplement été annulé et depuis 2019, elle ne prend la forme que d’une contribution patronale. Cette suppression concerne-t-elle tous les contribuables ? Quelles sont les autres cotisations salariales ? Tacotax vous dit tout.

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Le taux de cotisation chômage en 2020

À combien s’élève le taux de la cotisation sociale d’assurance chômage aujourd’hui ? Le 1er janvier 2018, le taux de cotisation salariale avait déjà connu une baisse. Puis, en octobre 2018, il est passé à 0 % pour supprimer cette cotisation salariale. En revanche, le régime d’assurance chômage continue d’être financé par les employeurs du privé : ce taux de cotisation patronale est de 4,05 % du salaire brut en 2020.

La fin de la cotisation sociale d’assurance chômage pour les salariés

Nouveauté du gouvernement d’Emmanuel Macron, la suppression de l’une des contributions sociales phares des salariés, l'assurance chômage, a été actée en 2018. Elle est désormais uniquement supportée par les employeurs. La loi de financement de la Sécurité sociale a redistribué les cartes du financement du régime de l’assurance chômage en 2018 : plus de prélèvement obligatoire effectué sur le salaire brut d’un salarié.

La première baisse de ce taux de cotisation chômage s’est effectuée en janvier 2018, où il est passé de 2,40 % à 0,95 % du salaire brut. 

  • Année 2017 : 2,40 %,
  • Janvier 2018 : 0,95 %,
  • Octobre 2018 : 0 %.

En octobre 2018, il est donc passé à 0 %, synonyme d’exonération. Désormais, les salariés ne supportent plus ce prélèvement obligatoire sur leur salaire brut, ce qui se traduit notamment pas une augmentation du salaire net.

Qu’est-ce qui change ?

Pour autant, le principe de solidarité de cette charge sociale n’est pas oublié. Les salariés conservent évidemment leurs droits d’assurance chômage ! L’Allocation de Retour à l’Emploi (ARE) pourra également être perçue dans certains cas.

Cette réforme permet aux salariés de bénéficier de plus de 260 € à l’année pour un salarié au Smic, soit 22 € supplémentaires par mois. N’hésitez pas à consulter votre fiche de paye pour constater ce montant.

En revanche, la suppression de la participation salariale à l’assurance chômage se solde, en contrepartie, par une réévaluation de la CSG (Contribution Sociale Généralisée) de 1,7 %.

Pour les cas spéciaux

Le taux de la part salariale de cotisation chômage n’est pas baissé à 0 % pour tous les salariés en 2020 : certains ne peuvent pas bénéficier de cette exonération. Il s’agit :

  • Des intermittents du spectacle,
  • De certains expatriés,
  • Des salariés monégasques.

De plus, leur taux de cotisation correspond à celui appliqué sur les salaires avant 2018, soit 2,40 %.

Ajoutée à cela la part patronale, le taux de cotisation chômage d’un intermittent du spectacle en 2020 sera de 6,45 %. À noter que cette cotisation est perçue par Pôle Emploi dans leur cas, contre les Urssaf dans le régime d’assurance chômage que l’Unedic gère. 

Le taux de cotisation patronale

De leur côté, les employeurs doivent toujours prendre en compte les cotisations patronales pour cette charge sociale. En 2020, le taux des cotisations patronales d’assurance chômage est de 4,05 % du salaire brut. À ce taux s’ajoute également la cotisation patronale AGS (pour régime de garantie des salaires) qui a un taux de 0,15 %

Au total, on obtient donc une cotisation patronale générale d’assurance chômage de 4,20 %.

Enfin, jusqu’en octobre 2020, les employeurs devaient également cotiser pour la contribution exceptionnelle temporaire, à hauteur de 0,05 %.

Via la réforme de l’assurance chômage, le taux de contribution a été modulé : il pourra augmenter jusqu’à 5,5 % ou baisser jusqu’à 3 % pour inciter les employeurs à rallonger la durée des CDD et à favoriser les CDI. Une première modulation sera effective au 1er mars 2021 : le taux de cotisation chômage des employeurs en 2020 pour un CDD reste le même avant cette date, avant connaître une majoration ou une baisse. 

Le cas des indépendants

Les travailleurs indépendants qui ne peuvent pas bénéficier de l’ARE peuvent toutefois opter pour un contrat d’assurance chômage dit volontaire. Il existe de nombreux assureurs proposant ce type de produit aujourd’hui. 

Les auto-entrepreneurs, par exemple, pourront ainsi signer un contrat d’assurance chômage privé, mais ils devront supporter les cotisations seuls. Quel est leur taux ? Elles seront calculées selon différents critères :

  • Les revenus fiscaux de l’année précédente,
  • La durée d’indemnisation en cas de perte d’emploi, que le travailleur indépendant peut choisir dès le début du contrat,
  • Le montant d’indemnité que le travailleur indépendant peut choisir : 70 % ou 55 % des revenus d’activité pour la Garantie Sociale du Chef d’Entreprise notamment.

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Quel est le taux de cotisations salariales ?

Quel est le pourcentage des charges sociales et patronales ?

Les charges sociales et leur montant sont amenés à varier d’une année sur l’autre, c’est pourquoi il est important de se tenir au courant, afin de pouvoir mieux comprendre sa fiche de paye, par exemple. Retrouvez ci-dessous les taux de cotisations sociales salariales et patronales en 2020 :

ChargesTaux globalPart salarialePart employeurAssiette
Assurance maladie*7,3 % ou 13 % 7,3 % ou 13 %Salaire total
Assurance vieillesse (plafonnée)15,4 %6,9 %8,5 %Salaire limité à 1x le PASS**
Assurance vieillesse (déplafonnée)2,3 %0,4 %1,9 %Salaire total
Allocations familiales3,4 % ou 5,2 % 3,4 % ou 5,2 %Salaire total
Chômage4 % 4 %Salaire limité à 4x le PASS
Cotisations AGS***0,15 % 0,15 %Salaire limité à 4x le PASS
Contribution au dialogue social0,016 % 0,016 %Salaire total
CSG déductible****6,8 %6,8 % 98,25 % du salaire < 4 PASS
CSG non déductible2,4 %2,4 % 98,25 % du salaire < 4 PASS
CRDS*****0,5 %0,5 % 98,25 % du salaire < 4 PASS
FNAL (+ de 50 salariés)******0,5 % 0,5 %Salaire total
FNAL (- de 50 salariés)0,1 % 0,1 %Salaire limité à 1x le PASS
Solidarité autonomie0,3 % 0,3 %Salaire total

* Maladie, maternité, invalidité, décès et contribution solidarité autonomie (CSA).
** Plafond annuel de la Sécurité sociale.
*** Régime de garantie des salaires.
**** Contribution Sociale Généralisée.
***** Contribution pour le remboursement de la dette sociale.
****** Fonds National d'Aide au Logement.

Qui doit payer les charges sociales ?

Les salariés comme les employeurs doivent payer des charges sociales. Certaines d’entre elles sont supportées par les deux partis, d’autres uniquement réservées à l’un d’eux. Les salariés sont ainsi prélevés sur leurs salaires les cotisations suivantes : 

  • Cotisations de Sécurité sociale (assurance maladie, maternité, invalidité, décès),
  • Cotisations de retraite complémentaire (à hauteur de 40 % de la cotisation totale),
  • Cotisations Apec (ne concernent que les cadres).

De leur côté, les employeurs doivent supporter les cotisations patronales obligatoires suivantes : 

  • La CSA (Contribution Solidarité Autonomie),
  • Les allocations familiales,
  • La cotisation AGS (Régime de Garantie des Salaires),
  • La cotisation d’accidents du travail,
  • Le FNAL (Fonds National d’Aide au Logement)),
  • Le versement transport (pour une entreprise de plus de 9 salariés se situant dans un périmètre de transport urbain),
  • Le forfait social.

Cotisations et chômage partiel

L’année 2020 a été marquée par la crise sanitaire du Covid-19 : nombreux ont été les salariés à se trouver en situation de chômage partiel. Ces indemnités d’activité partielle versées par les employeurs à leurs salariés ne sont pas amputées des :

  • Versement forfaitaire sur les salaires,
  • Cotisations salariales et patronales de Sécurité sociale.

Par contre, la CSG et la CRDS sont toujours d’actualité, aux taux respectifs de 6,20 % et 0,5 %, prenant en compte 98,25 % de l’indemnité d’activité partielle (sans l’abattement de 1,75 % pour frais professionnels). Le taux de cotisation salariale pour le chômage partiel est donc de 6,75 % au total pour la CSG et la CRDS. 

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