Fonds Commun de Placement : explication et fonctionnement

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Les Fonds Communs de Placement, ou FCP, permettent à plusieurs porteurs de titres financiers de mutualiser leur capital pour investir dans l’immobilier ou dans des entreprises selon les objectifs du fonds. Quel rendement peut-on espérer en investissant dans le meilleur fonds commun de placement ? Quelle est la nature des avantages fiscaux de ce type de placement ? Tacotax fait le point !

Comment fonctionne un Fonds Commun de Placement ?

Un Fonds Commun de Placement pourrait-il être le meilleur placement pour vous ? Pour le savoir, encore faut-il comprendre de quoi il s’agit réellement. On parle ici de copropriété de valeurs mobilières, puisque les FCP font partie intégrante de la catégorie des OPCVM, ou Organismes de Placement Collectif de Valeurs Mobilières.

Définition des FCP

La définition d’un fonds commun de placement n’est pas difficile à comprendre : c’est donc une mutualisation d’un capital investi, c’est à dire un placement collectif qui engage plusieurs investisseurs qui détiennent une quote-part d’un FCP dans lequel il a versé une partie de son capital. Ces investisseurs sont appelés porteurs de titres, et ils deviennent ainsi copropriétaires du fonds, aux côtés des autres particuliers ayant participé. 

Les Fonds Communs de Placement font l’objet d’une classification patrimoniale par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) selon les catégories suivantes : 

  • Les FCP actions : 60 % de leur actif au minimum est investi constamment sur le marché des actions selon leur zone géographique, et les 40 % restants sont libres.
  • Les FCP obligataires : obligations, titres de créances négociables et bons du Trésors les composent généralement. Demandent des versements réguliers.
  • Les FCP monétaires : les titres qu’ils contiennent présentent une courte durée de vie (ex : billets de trésorerie, bons du Trésor, etc.). 
  • Les fonds à gestion alternative : cherchent à proposent une performance à l’encontre de la fluctuation des marchés financiers pour s’en détacher, ce qui présente des risques.
  • Les fonds à formule : une formule mathématique couplée à une analyse des marchés financiers permet d’anticiper la performance du fonds, qu’il soit protégé ou garanti. 
  • Les FCP profilés : on les trouve généralement au sein d’une assurance-vie. Ils permettent de choisir son appétence au risque pour déterminer sa gestion : dynamique, équilibré ou prudent.

À noter qu’il n’existe pas de traduction en anglais pour le terme Fonds Commun de Placement : les anglophones parleront de mutual funds, ce qui peut s’appliquer aussi bien aux FCP qu’aux SICAV et à tous les OPCVM.

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Dans quoi investir avec un FCP ?

Il est important de noter que les détenteurs de parts de FCP n’en sont pas pour autant les gérants ! En effet, les investisseurs ne sont pas nécessairement des experts en matière de placements financiers, aussi, c’est une société de gestion qui assure la gestion d’un FCP et agit donc au nom et dans l’intérêt de ses propriétaires. 

Dès lors, les investisseurs accèdent à un portefeuille de placements diversifiés de différentes valeurs mobilières. On trouve ainsi plusieurs types de FCP selon leurs placements.

Un fonds commun de placement d’entreprise (FCPE) concerne les employés intéressés par un investissement dans leur propre entreprise. Les salariés participent ainsi aux résultats et aux objectifs de l’entreprise qui les embauche. 

Un fonds commun de placement dans l’innovation (FCPI) doit être composé à 60 % minimum de placements dans des sociétés non cotées en Bourse, évoluant dans un secteur de pointe (d'innovation, par exemple internet ou l’électronique) et présentant des plus-values élevées. Ce type de FCP présente des risques, mais bénéficie également d’avantages fiscaux : un abattement fiscal de 28 % du montant du capital investi est prévu, en respectant le plafond de 3000 euros pour une personne seule et en conservant ce placement pendant une durée de cinq ans minimum. 

Un fonds commun de placement à risques (FCPR) porte sur des placements risqués à haut rendement ! Composé à 50 % minimum d’actions européennes non cotées en Bourse, il propose lui aussi un avantage fiscal sur les quote-parts détenues au bout de cinq ans de détention : une exonération d’impôts est ainsi prévue dans ce cas de figure.

Un fonds commun de placement immobilier permet aux investisseurs de placer leur capital uniquement sur des actions du marché immobilier. Des dépositaires, des distributeurs ou encore des sociétés de gestion assurent son bon fonctionnement. 

Un fonds commun d’investissement sur les marchés à terme (FCIMT) reprend le principe d’un FCP classique mais demande à ce que 50 % de sa composition soit détenue en liquidité et que le montant du fonds soit déterminé à l’avance. 

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Comment investir dans un fonds commun de placement ?

Souscrire à un FCP

Avant de vous lancer dans la souscription d’un FCP, il sera très important d’analyser son DICI - pour Document d’Information Clé pour l’Investisseur - qui synthétise les différentes caractéristiques d’un fonds commun de placement : frais, performances réalisées, objectifs d’investissement, risques… Plus d'informations juste ici.

Pour acheter des parts de FCP, il faudra se tourner vers les distributeurs classiques (banques, courtiers, etc.) ou vers la société gestionnaire du fonds. Les frais à prévoir sont les droits d’entrée, dans un premier temps, qui sont généralement négociables et compris entre 0 à 5 % selon les catégories de FCP, mais aussi les frais de gestion dont le montant excède parfois 2 %. 

Choisir un fonds commun de placement demande évidemment du travail en amont : fixez-vous votre propre objectif patrimonial et visez une durée de placement optimale pour enfin sélectionner les meilleurs produits en ligne par catégories.

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La fiscalité des FCP

Nombreux sont les investisseurs à se questionner sur l’imposition d’un fonds commun de placement. Il est important de différencier, dans un premier temps, les plus-values des revenus simple. En effet, ces deux valeurs ne seront pas imposées de la même manière… explications.

La loi de Finances du 1er janvier 2018 a profondément modifié la fiscalité des placements financiers en France, avec la mise en place du Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) - aussi appelé flat tax - qui concerne les plus-values enregistrées au moment de la vente des parts de capital. Comprenant 12.8 % d’impôts et 17.2 % de prélèvements sociaux, le PFU est ainsi porté à hauteur de 30 %, et est calculé au moment de la déclaration des revenus de valeurs et de capitaux mobiliers. 

Les investisseurs ont cependant la possibilité de choisir entre ce PFU et le barème progressif de l’impôt sur le revenu pour leur déclaration : la demande doit cependant être effectuée avant la fin de l’année N-1 de la déclaration.

Pour ce qui est du calcul des plus-values, elles concernent la différence entre l’actif et le passif : un résultat positif se transforme alors en plus-value ! 

Les avantages et inconvénients des fonds commun de placement

Il est certain que les FCP offrent des avantages intéressants à ses investisseurs. Mais ce n’est pas pour autant qu’ils sont parfaits ! Comme tout investissement, il sera important et nécessaire de bien comprendre leur fonctionnement, afin de se faire sa propre idée sur la pertinence de tel ou tel investissement. De manière générale, les FCP présentent les avantages suivants : 

  • Ils simplifient l’accès aux marchés financiers,
  • Ils permettent de diversifier ses actifs investis, 
  • Ils offrent un investissement sur mesure selon les profils,
  • Ils présentent une liquidité des titres intéressante,
  • Ils mettent en relation les investisseurs avec des gestionnaires qualifiés,
  • Ils ouvrent la porte à certains avantages fiscaux.

D’un autre point de vue, confier la gestion de son capital à un fonds commun plutôt qu’à un courtier indépendant, par exemple, c’est aussi mettre de côté ses propres objectifs personnels en faveur de ceux des propriétaires du fonds ! L’abandon de son argent et le faible rendement offert par certains fonds font ainsi figure d’ombre au tableau de ce type de placement…

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Foire aux questions

Quelle est la différence entre SICAV et FCP ?

Une SICAV est une société anonyme (SA), soit une personne morale que gèrent des actionnaires dans un conseil d’administration, où chacun a le droit de vote. Un capital minimum de 7.5 millions d’euros est nécessaire pour créer une SICAV.

Un FCP, quant à lui, permet à chaque porteur de titre de détenir un nombre de parts en fonction du montant de son investissement, au même titre qu’une SARL, par exemple.

Qu’est-ce que les OPC ?

Les Organismes de Placement Collectif (OPC) sont des produits créés pour investir en valeurs mobilières (actions ou obligations) : un épargnant peut ainsi acheter une part d’OPC pour accéder à un portefeuille diversifié dont la gestion est déléguée à un professionnel. Les OPC peuvent prendre plusieurs formes, notamment des SICAV ou des FCP !

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