D’après l’INSEE, le nombre de jeunes chômeurs est passé de 465 800 au deuxième trimestre 2018 à 459 100 au deuxième trimestre 2019 soit une baisse de plus de 1,4 % en un an. La première raison d’inscription à Pôle Emploi reste la rupture de CDD, qui concerne 106 800 nouveaux chômeurs au deuxième trimestre 2019 soit 20,2 % des entrées. Puis viennent les ruptures conventionnelles (6,6 %) et enfin les licenciements économiques (1,5 %). Pour de nombreux actifs, le chômage est souvent un passage obligé. Afin d’en tenir compte, les périodes de chômage, sous certaines conditions, validées dans le calcul de la retraite. Des dispositifs sont également présents pour les chômeurs proches de la retraite. On fait le point.

 

Comment le chômage est-il pris en compte pour la retraite ?

Selon l’Apec, six cadres sur dix envisagent à court terme une mobilité choisie ou contrainte. S’il tend à se banaliser dans les carrières professionnelles, le chômage n’en reste pas moins une période d’incertitude accompagnée de difficultés financières. À l’appréhension de la recherche d’emploi s’ajoute l’épineuse question de la retraite : que deviennent les cotisations retraite une fois au chômage ? Pôle Emploi assure-t-il la liaison avec les caisses de retraite ? Y-at-il une validation des trimestres de retraite quand le chômage est non indemnisé ?

Le système de retraite en France repose sur le principe du versement des cotisations. Ce sont des cotisations, supportées par l’employeur et l’employé-e (à l’exception des TNS), qui permettent ensuite de se constituer une rente pour la retraite. Avec la retraite de base, elles dépendent du nombre de trimestres validés, dans la retraite complémentaire, elles sont converties en points, qui sont eux-mêmes convertis en euros. Dans les deux cas, verser des cotisations retraite implique d’exercer une activité professionnelle

Chômage et retraite des seniors : l’avant et après 1980

chômage et retraite
Le chômage est en baisse en France en 2019

Selon son année de naissance, un actif doit comptabiliser entre 160 et 172 trimestres pour toucher sa retraite à taux plein. Si, au cours de sa carrière, il connaît des périodes de chômage, celles-ci peuvent entrer dans le décompte des trimestres requis pour percevoir la retraite.

Les périodes de chômage antérieures à 1980

Première chose à savoir : les actifs affiliés régime général et ceux affiliés à la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI) ayant connu des périodes de chômage avant 1980 peuvent les compter dans le calcul de la retraite. Et ce, qu’elles soient indemnisées ou non.

Cela concerne donc les salariés et cadres du secteur privé, les artisans, les commerçants, industriels et les gérants de SARL.

Les périodes de chômage postérieures à 1980

À partir de 1980, vous ne cotisez pas pour votre retraite durant votre ou vos période(s) de chômage. Mais si vous avez eu le statut de salarié(e) avant d’être inscrit(e) à Pôle emploi, les périodes de chômage sont prises en compte dans le calcul de votre durée d’assurance. Un trimestre est validé tous les 50 jours de chômage, dans la limite de 4 trimestres par année civile.

La première période de chômage non indemnisé

Une exception cependant : la 1re période de chômage non indemnisé. Dans une carrière, si elle ne suit pas une période de chômage indemnisé, la première période de chômage non indemnisé compte pour la retraite en termes de trimestres. Dans la limite de :

  • 4 trimestres jusqu’au 30 juin 2011 ;
  • 6 trimestres à partir du 1er juillet 2011

►Lire aussi Toucher sa retraite en continuant à travailler : c’est possible !

La validation des trimestres de retraite en période de chômage non indemnisé profite notamment aux jeunes actifs.

Les autres périodes de chômage non indemnisé

Si la période de chômage non indemnisé succède à une période de chômage indemnisé, elle est validée dans la limite d’un an. Il en est ainsi pour toutes les périodes d’inactivité qui suivent une période indemnisée. Sauf dans le cas où :

  • le demandeur d’emploi est âgé de plus de 55 ans ;
  • le demandeur d’emploi a cotisé pendant au moins 20 ans, c’est-à-dire 80 trimestres tous régimes de base confondus, hors trimestres assimilés ;
  • le demandeur d’emploi ne dépend pas à nouveau d’un régime de base obligatoire (CNAV, SSI, RSE, MSA, etc.)

Chômage et retraite complémentaire

chômage et retraite complémentaire
La durée maximale d’indemnisation chômage est de 3 ans pour les demandeurs d’emploi de plus de 50 ans

Même au chômage, vous cotisez pour votre retraite complémentaire. Ce système à point repose également sur le principe du versement des cotisations. Les cotisations sont converties en points, lesquels sont ensuite convertis en euros. Pour calculer les points d’une personne au chômage, les caisses de retraite complémentaire se basent sur le salaire de référence, soit celui de la dernière année en emploi.

Le montant des cotisations s’élève à 3 % du salaire journalier de référence. On appelle ainsi le salaire brut des12 derniers mois de travail divisé par 365. Prélevées directement sur les allocations, les cotisations retraite représentent environ 5,3 % de ces prestations sociales. À titre de comparaison, les cotisations salariales pour la retraite s’élèvent à :

Avec la retraite complémentaire, une personne au chômage cotise autant de points que si elle touchait son salaire dans son intégralité, calculé sur la base de votre dernière année d’activité. On les comptera, comme si vous étiez salarié, sur la base de :

  • 6,2 % de votre ancien salaire sur la partie inférieure au Pass
  • 16,20 % (non-cadres) ou 16,44 % (cadres) au-dessus.

Chômage et retraite anticipée pour carrière longue

La Retraite anticipée pour Carrière longue (RACL) est un dispositif qui permet aux actifs ayant commencé à travailler très jeune (entre 14 et 20 ans) de partir en retraite dès 60, voire 58 ans dans certains cas. Sous réserve de justifier de la durée d’assurance requise. Les personnes ayant commencé à travailler dans la tranche d’âge et qui connaissent des périodes d’inactivité peuvent comptabiliser jusqu’à 4 trimestres de chômage pour remplir la condition de durée de cotisation. C’est l’un des rares cas où il est possible de coupler période de chômage et retraite à 60 ans.

Lire aussiLa pension de réversion pour les retraité(e)s veuf(ve)s

Chômage et retraite à taux plein : comment choisir ?

chômage retraite senior
Fin de carrière au chômage ou au travail ?

Arrivés en fin de carrière, de nombreux actifs s’interrogent : chômage ou retraite ? Quel est le plus intéressant ? Pour rappel, les seniors nés après 1955 peuvent continuer de percevoir leurs allocations chômage jusqu’à 62 ans (l’âge légal de la retraite). Mais il faut savoir que la durée maximale d’indemnisation chômage est fixée à 3 ans (au lieu de 2 ans) pour les demandeurs d’emploi de plus de 50 ans.

Pour bénéficier d’une allocation chômage jusqu’à l’obtention d’une pension sans décote, plusieurs conditions doivent être réunies :

  • le demandeur d’emploi doit être indemnisé par Pôle Emploi depuis au moins un an ;
  • il doit justifier d’au moins 12 ans d’affiliation au régime d’assurance chômage ou de périodes assimilées définies par un accord d’application ;
  • il doit avoir validé au moins 100 trimestres (25 ans) par l’assurance vieillesse ;
  • enfin, il doit avoir travaillé au moins 1 an continu ou 2 ans discontinus dans une ou plusieurs entreprises au cours des 5 années précédant la fin du contrat de travail.

En soi, on conseille rarement aux seniors de quitter leur emploi pour se mettre au chômage. Une option risquée, autant sur le plan financier que personnel. Cela dit, on recense deux cas où percevoir l’indemnisation chômage jusqu’à l’âge du taux plein est plus intéressant que la rémunération :

  • Le salarié a une fin de carrière difficile et n’a pas validé le nombre de trimestres requis pour obtenir le taux plein
  • le salarié a validé plus de trimestres que nécessaire, mais n’a pas atteint l’âge légal de départ et ne remplit pas les conditions ouvrant droit à la retraite anticipée pour carrière longue.

Dans ce second cas, il peut être plus intéressant sur le plan financier de toucher le chômage jusqu’à l’âge légal plutôt que de cotiser des trimestres supplémentaires.

Foire aux questions

Peut-on être au chômage et partir en retraite à 56 ans ?

À partir de 55 ans, la durée maximale d’indemnisation est maintenue à 36 mois (3 ans), comme dans l’ancienne convention d’assurance chômage. Le montant de vos allocations dépend toujours de votre rémunération des 12 derniers mois.

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