1. Retraite : le guide ultime pour bien la préparer

  2. Les caisses de retraite en France

Les caisses de retraite en France

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Sommaire de l'article

L'actuel système des retraites répartit les travailleurs selon leur statut et leur catégorie socio-professionnelle. Ce sont ces éléments qui déterminent la caisse de retraite à laquelle ils vont appartenir. La règle vaut pour la retraite de base, mais aussi pour la retraite complémentaire. Pour l'épargne-retraite, c'est un peu différent : certains produits sont réservés à certaines catégories d'actifs, d'autres sont ouverts à tous. Comment fonctionne une caisse de retraite ? Comment connaitre sa caisse de retraite complémentaire ? Passons en revue la liste des caisses de retraite qui existent en France.

Caisses de retraite des salariés, contractuels de la fonction publique et artistes-auteurs 

Pour leur retraite de base, les travailleurs salariés, artistes auteurs et fonctionnaires non titulaires relèvent du régime général de l'Assurance retraite : la Caisse Nationale Assurance Vieillesse (CNAV). Une exception : les salariés agricoles, qui eux sont couverts par la Mutualité Sociale Agricole (MSA) pour leur régime vieillesse et assurance-maladie. 

L'Assurance retraite est divisée en plusieurs organismes :

  • les Caisses d'assurance retraite et de la santé au travail (Carsat, ex-CRAM) en France métropolitaine ;
  • les Caisse générale de Sécurité sociale (CGSS) en charge de la Sécurité sociale dans les DOM ;
  • la caisse de Sécurité sociale (CSS) à Mayotte ;
  • la Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse (CNAV) : la caisse de retraite de base des salariés du privé, salariés cadres ou agents non titulaires de l'état et des collectivités publiques et du personnel navigant de l'aviation civile.
 Pilotes, hôtesses de l'air : un régime à part

Les taux de cotisation 2018 avec la CNAV s'élèvent à :

  • 8,55 % pour l'employeur ;
  • 6,90 % pour les salariés.

Auxquelles on ajoute les cotisations d'assurance vieillesse non plafonnées, calculées elles sur la rémunération, et dont les taux 2018 étaient de :

  • 1,90 % pour l'employeur ;
  • et de 0,40 % pour le salarié.

Important : la CNAV est également le régime de retraite des base des agents non titulaires de la fonction publique (les contractuels).

Retraite complémentaire

Pour leur retraite complémentaire en revanche, les travailleurs listés ci-dessus ne dépendent pas des mêmes régimes.

  • Travailleurs salariésAgirc-Arrco, la retraite complémentaire du secteur privé.
  • Fonctionnaires contractuels : Institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l'État et des collectivités publiques (Ircantec).
  • Artistes auteurs : Institution de retraite complémentaire de l'enseignement et de la création (IRCEC), laquelle se divise en trois sous régimes, selon l'activité des affiliés :
    • le Régime de retraite des Artistes et Auteurs Professionnels (RAAP)
    • le Régime de retraite des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (RACD)
    • le Régime de retraite des Auteurs et Compositeurs Lyriques (RACL)
  • Personnel navigant de l'aéronautique civile : Caisse de retraite du personnel navigant professionnel de l'aéronautique civile (CRPN).

Caisses de retraite des fonctionnaires de l'État, magistrats, militaires

Magistrats, fonctionnaires, militaires : un régime commun

Les quelque 2,385 millions d'agents qui composent la fonction publique d'État sont repartis entre les administrations centrales et les services déconcentrés.

Les premiers, situés pour la plupart à Paris, sont en charge de la mise en application et la coordination des actions de l'État au niveau national.

Les seconds concernent les actions de l'État au niveau régional et départemental (préfectures, rectorats, agences régionales de santé, directions régionales, départementales...). Avec les magistrats (environ 8000 en 2018) et les militaires (274 595 actifs et 71 472 en 2017), ils sont affiliés au Service des retraites de l’État (SRE) pour leur retraite de base.

Le taux de cotisation salariale est fixé à 10,83 % en 2019 (11,10 % en 2020). Celui de la cotisation employeur à 74,28 %.

Leur retraite complémentaire est assurée par :

Caisses de retraite des fonctionnaires en territoriale et hospitalière

La fonction publique territoriale comptabilise environ 30 % des effectifs de la fonction publique, la fonction hospitalière 20 %. Les agents titulaires affiliés à ce statut cotisent pour leur retraite de base à la Caisse de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL). Les taux de cotisation avec la CNRACL en 2019 sont fixés à :

  • 10,83 % pour la part salariale,
  • 30,65 % pour la part employeur.

► Lire aussi : Carrière longue : c'est quoi ?

Caisse de retraite des ouvriers de l'État

Les ouvriers de l'État (ou ouvriers d'État, c'est selon) ont un statut à part, qui remonte au début du XXe siècle. Ce ne sont pas des salariés mais des employés non titulaires de droit public. Les employeurs des ouvriers d'État sont, dans l'ordre ;

  • le ministère de la Défense (76 % en 2011),
  • le ministère du Logement, de l’Équipement et du Transport (19 % en 2011)
  • le ministère de l’Intérieur, la direction générale de l’Aviation, DCNS et Nexter : 5 %
Le saviez-vous ? La plupart des mesures instaurées étaient destinées à fidéliser les ouvriers des arsenaux de la marine.
Ouvriers de l'État : ni fonctionnaires, ni salariés

Leur statut se rapproche de celui des fonctionnaires, mais contrairement à ces derniers ils ne sont pas titulaires. On distingue trois catégories d'ouvrier d'État :

  • les ouvriers professionnels ou ouvriers qualifiés des groupes IV, V, VI, VII et VIII ;
  • les chefs d’équipe qui profitent d’une bonification salariale de 20 % par rapport aux ouvriers qualifiés ;
  • les techniciens à statut ouvrier subdivisés des groupes T2, T3, T4, T5, T5bis, T6 et T6 bis.

La caisse de retraite des ouvriers de l'État s'appelle le Fonds spécial des pensions des ouvriers des établissements industriels de l’État (FSPOEIE). Créé en 1928, ce régime compte actuellement 30 900 cotisants pour 100 000 retraités. Avec le FSPOEIE, l'assiette des cotisations est fixée à :

  • 9,94 % de cotisations salariales
  • 34,51 % de cotisations patronales

L''âge légal de départ en retraite est établi à 62 ans pour les ouvriers nés après 1955. Il passe à 60 ans pour ceux nés avant le 1er juillet 1951. Les ouvriers relevant de la catégorie insalubre peuvent toutefois partir dès 55 ans si :

  • ils sont nés avant le 1er juillet 1956 ;
  • ils ont effectué 15 années des services dans des emplois ou travaux insalubres avant le 1er juillet 2011.

►Lire aussi Retraite anticipée : qui peut en bénéficier et pourquoi ?

Caisses de retraite des professions libérales

Retraite complémentaire

La retraite des professions libérales est complexe tant les catégories sont variées et présentent chacune des spécificités. 

Caisse de retraite complémentaireMétier / secteur
CARCDSFchirurgiens-dentistes et sages-femmes
CARMEmédecins de France
CARPIMKOinfirmiers, masseurs, kinésithérapeutes, pédicures-podologues, orthophonistes, orthoptistes
CARPVvétérinaires
CAVAMACagents généraux et mandataires non salariés d’assurance et de capitalisation
CAVECexperts-comptables et commissaires aux comptes
CIPAVarchitectes, géomètres experts, ingénieurs-conseils, ostéopathes, psychologues entre autres
CAVOMofficiers ministériels, officiers publics et compagnies judiciaires
CPRNnotaires
CNBFavocats non-salariés et salariés 

Caisses de retraite des indépendants

Les exploitants agricoles

Exploitants et salariés agricoles : un seul régime ; la MSA

La retraite de base et complémentaire des exploitants et employeurs de main-d’œuvre agricole et de leur famille est gérée par la Mutualité Sociale Agricole (MSA). C'est donc le même régime de retraite que celui des salariés agricoles qui assure la protection sociale des exploitants et le recouvrement de leurs cotisations.

Née à la fin de la Seconde Guerre Mondiale (1945), la MSA compte pas moins de 530 100 exploitants agricoles pour 1 562 430 retraités (non salariés). La MSA recouvre trois cotisations :

  • Assurance-maladie-maternité (Amexa) : au taux de cotisation compris entre 1,5 % et 6,5 % pour 2019.
  • Indemnité Journalière (IF) Amexa : permet de bénéficier d'un revenu de base en cas d'arrêt de travail prescrit en cas de maladie ou d'accident non professionnel. Son montant s'élève à 180 € en 2019.
  • Vieillesse (Assurance Vieillesse Individuelle et Assurance Vieillesse Agricole) : calculée en fonction de des revenus professionnels.
  • Retraite Complémentaire Obligatoire (RCO) : au taux de cotisation de 4 %

Les artisans, commerçants et industriels

Cette catégorie de professionnels cotise pour sa retraite de base et complémentaire à la Sécurité sociale pour les indépendants (SSI, ex-RSI). Depuis 1973, la retraite de base des artisans, des commerçants et des industriels est alignée sur celle des salariés. Les taux de cotisation des TNS sont les mêmes que celles des cotisations patronales et salariales, soit, en 2019 :

  • 17,75 % dans la limite du Plafond Annuel de la Sécurité sociale (PASS);
  • 0,60 % sur l'ensemble du revenu d'activité.

La cotisation minimale s'élève à 827 € en 2019.

Régimes spécifiques (RATP, SNCF, etc.)

Entreprises ou professions à statut particulierRetraite de base et complémentaire
SNCFCPRP SNCF
RATP CRP RATP
mineurs actifs et retraitésRetraite des Mines
Banque de FranceBanque de France
Industries Électriques et GazièresCNIEG
Comédie françaiseCRPCF
Opéra national de ParisCropera
Clercs et employés de notairesCRPCEN
Patrons pêcheurs embarquésEnim
personnels titulaires du Port autonome de StrasbourgPort autonome de Strasbourg

Caisse de retraite des membres du culte

Membre de culte : le même régime que les salariés

Les ministres du culte ou membres d'une congrégation ou d'une collectivité religieuse cotisent pour leur retraite de base à la Caisse d'assurance vieillesse invalidité et maladie des cultes (CAVIMAC). Ce régime, qui couvre maladie, vieillesse et invalidité est intégré financièrement au régime général des salariés pour l'ensemble des risques. Il assure le recouvrement des cotisations sociales.

Le régime de base remonte à 1979, puis, en 2006, un régime de retraite complémentaire est mis en place pour les membres du culte, auprès des caisses de l'Arrco, devenu depuis l'Argic-Arrco. Les cotisations sont les mêmes que celles du régime général des salariés :

  • 7,46 % (sur base unique forfaitaire égale au SMIC) pour la part personnelle ;
  • 10,69 % (idem) pour les associations cultuelles.

Le régime obligatoire de la CAVIMAC compte environ 15 400 cotisants pour 46 380 retraités. 

Comprendre le système de retraite en France 

Foire aux questions

Comment prendre demande de rendez-vous avec sa caisse de retraite ?

En ligne ou par téléphone.

Quelle est la caisse de retraite des Yvelines ?

Le département des Yvelines est géré par la Cnav Ile-de-France, qui couvre les départements de :

  •  Paris (75),
  • Seine-et-Marne (77),
  • Yvelines (78), Essonne (91),
  • Hauts-de-Seine (92),
  • Seine-Saint-Denis (93),
  • Val-de-Marne (94),
  • Val-d’Oise (95)

L'adresse est la suivante : Cnav Ile-de-France - CS 70009 - 93166 NOISY LE GRAND CEDEX

Quelle est l'adresse de la CNAV à Créteil ?

La caisse de retraite de Créteil est située à L'Échat Pompadour - 5 RUE GEORGES ENESCO - 94000 Créteil

Où est située la Carsat de Dijon ?

La caisse d'Assurance Retraite de Dijon est située : CARSAT Bourgogne et Franche-Comté Dijon 21000 - 46 rue Elsa Triolet - 21000 Dijon.

Quelles sont les caisses de retraite à Belfort ?

Vous trouverez l'ensemble des renseignements relatifs aux caisses de retraite de Belfort dans les Pages Jaunes.

Quelle est l'adresse de la caisse de retraite de Paris 19e ?

  • La CNAV du XIXe arrondissement de Paris est située au : 110 avenue de Flandre, 75951 Paris 19 Cedex 19. Elle est également joignable au 09 71 10 39 60.
  • L'agence AG2R de Paris XIXe est, quant à elle, située au : 170 boulevard de la Villette, 75019 Paris.

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