Investir en Bourse : comprendre la volatilité

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Sommaire de l'article

La variation du cours des actifs financiers - à la hausse comme à la baisse - est un élément non négligeable d’un investissement en Bourse. La volatilité d’un titre correspond alors à la mesure du risque sur vos placements financiers : cet indicateur devra être pris en compte avant de mettre un pied dans le monde de la Bourse. Comment est calculée cette notion ? Tacotax vous propose une analyse de la volatilité !

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Qu’est-ce que la volatilité d’une action ?

À quoi correspond la volatilité dans le monde de la finance ? Avant d’investir en Bourse, il est important de maîtriser la notion de volatilité d’un titre ou d’un actif. Il s’agit tout simplement d’un indicateur de l’amplitude de la variation d’un titre ou d’un fonds selon son prix moyen, dans un temps donné.

La volatilité en finance : définition

Volatilité élevée = risque de perte élevé !

En Bourse et sur les marchés financiers, la volatilité définit la mesure du risque selon les variations du cours d’un actif. La volatilité d’un portefeuille va ainsi avoir un impact prépondérant sur l’espérance de gain de l’investisseur. Si cette valeur est trop élevée, l’investisseur dans ce type de valeur est alors risqué, et inversement : une volatilité faible vous assure un remboursement.

La volatilité est importante, et ce peu importe l’horizon d’investissement : sur le court ou le long terme, elle impacte les décisions des investisseurs et parfois la valeur même des actions et obligations concernées.

Le terme volatilité a bien des synonymes : on parle également d’instabilité d’un actif par exemple. Enfin, bien que nous parlions ici de termes financiers et boursiers, la volatilité est une notion que l’on retrouve également en chimie ou encore dans un domaine électoral.

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Explications

De manière simple, une faible volatilité est représentée par une faible oscillation de la valeur d’un actif, tandis qu’une forte volatilité est représentée par une oscillation prononcée de la valeur d’un actif. Sur le court terme, une forte volatilité entraîne un risque pour l’investisseur, tandis qu’une faible permet d’être certain de réaliser un investissement rentable.

La volatilité d’un actif se renforce généralement d’après certaines données et selon les marchés financiers en général :

  • Les annonces de résultats d’entreprises,
  • Les rumeurs d’Offres Publiques d’Achat (OPA),
  • L’endettement d’une entreprise,
  • L’avertissement sur résultat…
Analyser le passé ne prédit pas pour autant le futur.

À noter également que cette notion de volatilité est séparée en deux types distincts. On parle de volatilité historique dans le cas de variations répétées d’un titre. Elle permet d’étudier comment s’était comportée la valeur du titre historiquement, mais sans pour autant pouvoir prédire avec exactitude son comportement futur : les variations à venir ne peuvent ainsi pas être déterminées en fonction de son histoire. 

Largement plébiscitée par les investisseurs pour calculer la volatilité des titres visés, cette méthode est également plus rapide à réaliser du fait de sa simplicité : l’écart-type d’une volatilité historique sert alors de point de repère et de calcul.

Vient ensuite la volatilité implicite qui correspond en réalité au prix du risque : elle est anticipée par certains acteurs phares des marchés financiers selon sa durée de vie. On parle de prime de l’option élevée lorsque la volatilité implicite est également élevée. Cette prime de volatilité et sa valeur sont largement influencées par certains facteurs : 

  • Le prix de l’option,
  • La maturité de l’option,
  • Le niveau du taux sans risque.

L’algorithme de Newton-Raphson et le modèle de Black & Scholes servent de base de calcul à cette volatilité implicite, malgré un risque bien présent de surestimation. Cliquez ici pour en savoir plus sur ce sujet.

Bien entendu, on parle également de volatilité nulle dans certains cas où la valeur d’un titre reste constante sans subir aucune oscillation : son prix ne bouge pas.

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Comment calculer la volatilité ?

Méthode de calcul

La volatilité est calculée en pourcentages : on se base sur l’évolution des cours et sur leur historique pour calculer l’écart type qui définit un risque approximatif. Pour ce calcul, plusieurs étapes doivent être suivies.

Dans un premier temps, on définit une période de référence : toutes les données historiques de cet actif sont ainsi rassemblées. Il faut alors calculer la moyenne de tous les cours passés au sein de cette période. Dans cette dernière, on va calculer la différence entre le cours durant la période de référence et la moyenne de tous ces cours. Les montants ainsi trouvés sont additionnés, et le résultat obtenu et mis au carré.

On divise alors le résultat obtenu par le nombre de périodes (par exemple, en prenant une période de référence d’un an, chaque période correspond à un mois, soit un total de 12 périodes).

On met encore une fois ce résultat à la racine carré pour obtenir l’écart type, soit la volatilité de l’actif financier concerné. Le calcul de la volatilité d’une action est facilité lorsqu’on l’effectue sur Excel ou tout autre outil permettant ce type de démarche.

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Explication des résultats

Un actif hyper volatile a un cours très fluctuant : à vos risques et périls !

Une fois ce calcul effectué, encore faut-il en tirer des conclusions ! En prenant également en compte le jeu de l’offre et de la demande, bien évidemment. Petite piqûre de rappel sur ce point : une demande élevée entraîne une évolution à la hausse des cours dans un but d’équilibrage, tandis qu’une offre élevée entraîne, à l’inverse, une évolution à la baisse des cours.

Pour ce qui est de l’explication des résultats du calcul de l’écart-type, voici la signification des valeurs : 

  • Entre 0 et 3 % : la volatilité d’un titre est très faible, le cours est stable et le risque est donc amoindri. 
  • Entre 3 et 8 % : l’actif concerné est peu volatile, le risque reste faible.
  • Entre 8 et 15 % : la fluctuation du cours entraîne un risque réel, l’actif est considéré comme volatile.
  • Entre 15 et 22 % : attention, le risque est élevé et l’actif considéré comme très volatile.
  • Au-delà de 22 % : risque très élevé et actif hyper volatile. À éviter.

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Quels risques prendre ?

La volatilité est un critère primordial qu’il faut prendre en compte avant de se lancer dans un investissement financier. Votre horizon d’investissement, votre appétence au risque ou encore vos objectifs personnels influenceront largement vos choix : se préparer à sa retraite, chercher à se constituer des revenus complémentaires rapidement, diversifier son patrimoine, etc. 

Les placements les plus risqués sont les plus volatils, mais ce sont également ceux qui peuvent potentiellement rapporter le plus ! Si votre capital le permet, vous pouvez vous tourner vers ce type de placements, mais uniquement si vous êtes d’ores et déjà prêt à perdre vos mises de départ !

En matière d’investissement boursier, le risque zéro n’existe pas, mais certains investisseurs favorisent la sécurité en se constituant des portefeuilles aux rendements moindres, mais beaucoup plus sûrs. D’autres préfèrent le “tout ou rien” avec un risque bien présent de perdre l’argent investi. Tout est une question de choix !

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