Depuis le 13 juillet 2009, les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) sont régis par la directive 2009/65/CE votée par le Parlement et le Conseil de l’Union européenne. Ce type de placement donne la possibilité de mettre en commun les risques, les pertes et les gains. Il en existe actuellement environ 12 000. Quelle est la définition d’un OPCVM ? Quels sont les avantages et les inconvénients à placer son argent dans ces organismes ? Comment faire son choix parmi autant d’OPCVM ? La réponse se trouve juste en dessous.

 

La définition d’un OPCVM

Le terme OPCVM est un acronyme qui signifie Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières. Cela signifie qu’il y a la création d’une société qui va s’occuper d’un portefeuille d’investissements effectués par plus plusieurs personnes pour placer l’argent dans différentes valeurs mobilières. En fonction des organismes les risques de placement sont plus ou moins élevés ainsi que les rendements.

Le saviez-vous ? OPCVM en anglais peut se traduire par mutual funds ou encore par UCITS. Dans les directives européennes qui donnent un cadre légal de protection, les OPCVM sont appelés UCITS.

On distingue différentes classes d’OPCVM :

  • OPCVM monétaire : placement à court terme, peu risqué.
  • OPCVM obligataire : titres de créance, bons du trésor, peu risqué.
  • OPCVM à actions : actions, par conséquent, cotées en bourse. Plutôt risqué.
  • OPCVM à formule : la performance est connue à l’avance, dès la signature du placement. Là encore, c’est un placement risqué, réservé aux plus aguerris.
  • OPCVM en gestion alternative : titres non cotés en bourse, avec des risques relativement élevés.
  • OPCVM diversifié : comme son nom l’indique, il peut y avoir plusieurs classes réunies dans un seul et même OPCVM.
Bon à savoir : il existe également des placements avec des risques très peu élevés et un rendement plus faible, mais réguliers. Ce sont les OPCVM d’assurance-vie ou de PEA (plan d’épargne en actions).

Les types d’OPCVM

Lorsqu'on parle d’OPCVM, on pense aux Sociétés d'Investissement à CApital Variable (SICAV) ou aux fonds commun de placement (FCP), dont voici les définitions :

  • SICAV : ce sont des Sociétés Anonymes (SA) dotées d’une personnalité morale engageant la responsabilité de chaque actionnaire. Cette société est dirigée directement par les investisseurs avec un conseil d’administration. Chaque actionnaire a un droit de vote lors de l’assemblée annuelle. La plupart du temps, ce sont pour des investisseurs dit chevronnés puisque ce sont des placements de plus grosses sommes et plus à risque. Pour créer une SICAV, il faut un capital minimum de 7,5 millions d’euros.
  • FCP : la définition d’un FCP est simple puisque son fonctionnement est similaire à une SICAV, sauf qu’il n’a pas de personnalité morale. Les porteurs de titres n’ont aucun rôle à jouer dans la gestion du fond. Pour créer un fond, le capital de départ est de 400 000 euros.

À cela va s’ajouter des fonds annexes qui font partie des FCP :

  • FCP d’entreprise (FCPE) : ce fond est à destination des salariés d’une entreprise pour investir et participer aux résultats de celle-ci. Il est possible de réinjecter les bénéfices dans le fond.
  • FCP à risque (FCPR) : cela consiste en un investissement à hauteur de 50 % dans des actions européennes non cotées en bourse. Pour que cet investissement soit exonéré d’impôt (les prélèvements sociaux seront à payer), il faut garder le placement 5 ans.
  • FCP dans l’innovation (FCPI) : c’est le secteur qui va permettre d’avoir un placement intéressant. Il faut que l'investissement se fasse à hauteur de 60 % dans un secteur de point comme Internet, les télécommunications ou encore l’électronique. C’est un produit risqué, mais qui donne droit à un abattement fiscal de 28 % après 5 ans de détention, dans la limite de 3 000 € pour une personne seule et 6 000 € pour un couple.
  • Fond commun d’investissement sur les marchés à terme (FCIMT) : c’est un fond de la classe OPCVM à formule avec un critère supplémentaire qui est de détenir au moins 50 % en liquidité.

La fiscalité des OPCVM

Il convient de bien différencier l’imposition des revenus d’OPCVM de celle des plus-values.

La fiscalité des revenus

Comme n’importe quel revenu, ils sont soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Cela va se faire par le biais d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) en vigueur depuis le 1er janvier 2018 avec un taux à 30 % (12,8 % d’impôts et 17,2 % de prélèvement sociaux).

Le saviez-vous ? Il est possible de choisir uniquement le barème progressif de l’impôt sous condition de ressources. Il faut en faire la demande avant le 30 novembre de l’année précédant l’imposition pour que cela soit pris en compte.

Pour les OPCVM d’actions, les dividendes ouvrent droit à un abattement de 40 %. A contrario, les intérêts d’obligations n’ont pas d'abattement fiscal possible. Concernant les PEA, il est possible d’être exonéré d’impôts sous certaines conditions. Les prélèvements sociaux d'un PEA ne sont dus que lors du retrait du placement.

La fiscalité des plus-values

C’est la cession des valeurs mobilières qui vont vous permettre ou non de faire une plus-value. Si vous avez investi dans des fonds ou dans des SICAV qui sont composées à plus de 75 % d’actions, il y a un abattement porté sur la durée de détention du placement. C’est le cas d’un FCPR, par exemple.

Comment choisir son OPCVM ?

Pour choisir judicieusement un placement collectif, il faut se baser sur plusieurs critères :

  1. Le produit : pour comparer un produit de placement, il faut regarder le statut juridique de l’organisme, les frais encourus.
  2. L’investissement : cela va correspondre à l’univers du placement, la stratégie et la mise en œuvre de celle-ci ainsi que les risques liés au placement.
  3. L’humain : lorsque l’on choisit une SICAV, par exemple, les actionnaires vont devoir interagir lors des assemblées et se mettre d’accord sur la gestion des placements, alors l’humain compte pour beaucoup.
  4. La performance : elle est souvent corrélée aux risques encourus et peut permettre de savoir s’il est bon ou non de faire ce placement. Il faut bien prendre en compte qu’une performance élevée peut engendrer une prise de risque élevée.
  5. Le portefeuille : c’est l’organisme en lui-même. Cela va concerner sa composition, son évolution ainsi que sa structure.

Pour faire un choix éclairé, un document très complet doit être fourni lors de la prospection d’OPCVM : le Document d’Information Clé de l’Investisseur (DICI). Il donne la possibilité de connaître en détail les antécédents du portefeuille, sa structure, ses performances, ses risques. L’échelle de risque est graduée de 1 à 7 (7 étant le plus risqué).

Bon à savoir : Il est possible de continuer la prospection grâce à des classements qui vont donner la performance du placement. Cela se trouve en ligne. Pour faire votre prospection, il semble judicieux d’étudier le placement sur 1, 3 et 7 ans pour connaître au mieux sa marge d’évolution. C’est ce que peuvent vous donner les classements.

Foire aux questions

Comment souscrire à un OPCVM ?

Pour souscrire à un placement collectif, il est possible de passer par votre établissement bancaire ou une autre banque. C’est également possible en ligne, auprès d’un courtier ou encore par le biais d’un conseiller en patrimoine. Le principe est simple, il faut demander à avoir le DICI, faire vos recherches de votre côté selon les critères décisionnels qui vous semblent importants. Une fois le choix effectué, il suffit de compléter un dossier et de souscrire.

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