L’Assurance retraite : le régime général de retraite

retraite régime général

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Le régime général de retraite existe depuis 1945. Aujourd’hui, 7 retraités sur 10 y sont affiliés. Entre la complexité du système de retraite en France et la prochaine réforme du gouvernement Macron, force est de constater que les actifs et retraités français sont rarement calés sur la question du fonctionnement de la retraite. À quoi correspondent l’Assurance retraite et la CNAV ? Peut-on faire le calcul de sa pension de retraite dans le régime général ? Quid de la retraite complémentaire ? Pas de panique, Tacotax vous explique !

Comment est calculé le montant de la retraite de base ?

Dans le régime général de la Sécurité sociale, la retraite est calculée sur la base de trimestres cotisés au cours de sa vie. La durée d’assurance d’un actif correspond ainsi au nombre de trimestres qu’il devra cotiser pour bénéficier d’une retraite à taux plein.

Quels trimestres sont pris en compte pour la retraite ?

Il est possible d’estimer le montant de sa pension de retraite dans le régime général avec un simple calcul. En tout premier lieu, il faudra retenir qu’un trimestre ne sera validé qu’à condition d’avoir cotisé sur la base de 150 x le SMIC horaire en vigueur. Cette règle, instituée en, favorise les salariés ayant des revenus faibles, puisqu’elle permet à tous de gagner un trimestre validé à partir de 1 522 € brut dans l’année, et quatre trimestres à partir de 6 088 € brut. 

Votre année de naissance va déterminer le nombre de trimestres à cotiser pour bénéficier du taux plein, comme indiqué ci-dessous : 

Année de naissanceNombre minimum de trimestres validés
1953 - 1954165
1955 - 1956 - 1957166
1958 - 1959 - 1960167
1961 - 1962 - 1963168
1964 - 1965 - 1966169
1967 - 1968 - 1969170
1970 - 1971 - 1972171
À partir de 1973172

La durée d’assurance, qui correspond aux trimestres validés, est composée des trimestres cotisés (le salaire d’un actif est amputé d’une cotisation à la caisse de retraite) et de trimestres assimilés (périodes d’inactivité permettant de valider des trimestres sous condition : service militaire, période de chômage, congés maternité, etc.). 

Dès lors que la durée d’assurance requise est atteinte par un actif et qu’il atteint l’âge de départ en retraite fixé à 62 ans, sa pension sera à taux plein, et déterminée par le calcul suivant : 

Salaire annuel moyen x 50 % = pension de base.

Dans le régime général de l’Assurance retraite, ce sont les 25 meilleures années qui sont prises en compte, dont on fait une moyenne, et qu’on ajoute dans le calcul. Les 50 % correspondent au taux de liquidation propre au régime général.

► Lire aussi : Retraite brute et nette : quelle différence ?

Décote et surcote

Un surcote est appliquée sur la pension des retraités ayant travaillé plus que leur durée d'assurance requise.

Si vous avez atteint l’âge de départ en retraite de 62 ans, mais que vous n’avez pas validé le nombre de trimestres requis, vous pourrez partir en retraite, mais votre pension sera amputée d’une décote. Il faudra compter 1,25 % de minoration par trimestre manquant pour que l’actif atteigne le nombre de trimestres requis, ou bien l’âge d’annulation de la décote qui est de 67 ans aujourd’hui. L’assurance retraite se charge de déterminer lequel des deux sera le moins pénalisant pour le retraité. Le régime général de retraite fixe un plafond à cette décote qui est limitée à 20 trimestres.

L’inverse est également possible : une surcote pourra être appliquée sur la pension de retraite d’un actif dont la durée d’assurance dépasse le minimum légal. Certaines situations ouvrent également la voie à l’obtention d’une surcote : le nombre d’enfants élevés au cours de sa vie, un handicap, une incapacité du travail, etc. 

Fonctionnement du régime général de retraite

Le principe de solidarité

Les deux systèmes de retraite obligatoires que sont le régime général par répartition et le régime de retraite complémentaire fonctionnent sur le principe de solidarité. Comprenez par là que les actifs versent aujourd’hui des cotisations prélevées sur leurs salaires qui financent directement les pensions des retraités : les actifs d’aujourd’hui paient la pension des retraités d’aujourd’hui. 

Seulement, ce principe de solidarité de retraite dans le régime général se heurte à une augmentation du nombre de retraités. Résultat : les actifs peinent à cotiser suffisamment pour payer les pensions de leurs aïeux. Trois solutions sont alors possibles : 

  • Hausser le taux de cotisation des actifs, faisant alors baisser leurs salaires,
  • Repousser l’âge de départ en retraite, pour que les actifs cotisent plus longtemps,
  • Baisser les pensions de retraite.

► Lire aussi : Quel est le montant de la retraite minimum en 2019 ?

Qui est affilié au régime général ?

Les non-titulaires de la fonction publique et les auto-entrepreneurs sont affiliés à la CNAV.

L’Assurance retraite, ou régime général, est le garant des salariés du privé dans l’industrie, dans le commerce et dans les services. C’est la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV) qui gère ce régime général de retraite grâce à son réseau régional (Carsat et CGSS…). 

Ainsi, tous les salariés du secteur privé sont affiliés à l’Assurance retraite automatiquement, ainsi que les non-titulaires de la fonction publique qui répondent également du régime général de retraite. 

Enfin, les professions indépendantes de commerce, d’artisanat, libérales ou encore les auto-entrepreneurs y sont également affiliés depuis début 2018. 

Au total, l’Assurance retraite couvre 78 % des assurés français et reverse 66 % des retraites. 

Quelle différence entre retraite de base et retraite complémentaire ?

La retraite du régime général est appelée retraite de base, à laquelle s’ajoute la retraite complémentaire. Cette dernière est versée par des caisses de retraite différentes selon le corps de métiers des actifs.

Dans le régime général, c’est l’Agirc-Arrco qui se charge de verser ces pensions, pensées pour compenser l’insuffisance de la pension du régime général. Ce sont les employés et les salariés qui versent des cotisations mensuelles à l’Agirc-Arrco afin de financer les pensions de retraite complémentaire. 

Le calcul du montant de la pension est différent pour la retraite complémentaire puisqu’il faudra multiplier le nombre de points Agirc-Arrco cumulés par la valeur du point au moment de la liquidation des droits. Un système par point qui fait évidemment penser à celui proposé par Jean-Paul Delevoye pour la réforme des retraites. 

► Lire aussi : Comment fonctionne la retraite par répartition ?

Contact

Il est possible de se créer un espace personnel sur le site de la CNAV lorsqu’on est affilié au régime général de retraite : cet espace “mon compte” vous permettra de prendre contact avec votre caisse de retraite. Pensez à vous munir de votre numéro de sécurité sociale qui vous servira d’identifiant au moment de la création de votre compte personnel. 

Vous trouverez également sur le site internet de la CNAV de nombreuses informations et des réponses aux questions fréquemment posées : comment prendre ma retraite en ligne ? Quand demander son départ en retraite ? Etc. 

Pour contacter la CNAV par voie postale, il faudra s’adresser aux Carsat compétents selon la région où vous vivez. Cliquez ici pour voir la liste des centres existants.

Autrement, composez le 3960 du lundi au vendredi de 8h à 17h.

Foire aux questions

Quelle retraite pour les handicapés ?

Des dispositifs sont présents en France pour aider les travailleurs handicapés. Ces derniers peuvent également, à condition de justifier de certains éléments, demander un départ en retraite anticipée dès 55 ans et jouir d’une pension de retraite à taux plein quand bien même ils n’ont pas cotisé la durée d’assurance requise. 

Qu’est-ce que la pension de réversion ?

On appelle pension de réversion dans le régime général une partie de la retraite qu’aurait pu toucher un assuré décédé qui est alors versé à son époux ou épouse, ainsi qu’à ses enfants si l’assuré était fonctionnaire.

► Pour aller plus loin :

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