Si vous souhaitez toucher l’intégralité de votre retraite, vous devez respecter certaines conditions. Si vous n’avez cotisé que durant 120 trimestres, vous subirez sans doute une décote, mais des solutions existent. Vous pouvez également prétendre au minimum vieillesse afin de gonfler votre retraite de base. À quelle retraite pouvez-vous prétendre si vous avez cotisé durant 120 trimestres ? Réponse. 

 

Le montant minimum de la retraite de base

Lorsqu’on parle de minimum contributif, on parle effectivement de « montant plancher » de la retraite de base. Ce minimum concerne les assurés qui ont cotisé la durée légale, c’est-à-dire entre 160 et 172 trimestres suivant la date de naissance. Ou bien les assurés qui ont dépassé l’âge de la retraite à taux plein : entre 65 et 67 ans. Le montant plancher s’applique donc à toutes les pensions : celles des salariés du privé (régime général), des salariés agricoles (MSA), et des artisans, commerçants et industriels (SSI). Peu importe les revenus que vous percevez en plus de votre salaire : loyers, revenus du capital, activité professionnelle…

Mais attention, depuis le 1er janvier 2019, il ne peut pas porter la somme des pensions de retraite perçues dans l’ensemble des régimes (de base et complémentaire) au-dessus de 1 177,44 €. Si ce montant est dépassé, le minimum contributif est réduit en proportion.

Le montant minimum de la retraite de base dans les régimes alignés est appelé minimum contributif. En plus de la condition du taux plein, l’assuré qui peut en bénéficier doit respecter les conditions suivantes :

  • Avoir liquidé toutes ses pensions de retraite dans les régimes de base et complémentaires
  • Le montant de toutes ses pensions ne doit pas dépasser un plafond défini, 1 177,44 € par mois en 2019. Auquel cas, le dépassement est réduit de la somme versée
  • avoir atteint l’âge minimum de la retraite : 62 ans à partir de la génération née en 1955, entre 60 et 62 pour les générations précédentes
  • avoir validé le nombre requis de trimestres : entre 160 et 172.

Reste à présent à savoir à combien s’élève le minimum contributif. En 2019, il a été fixé à 636,56 euros par mois ou 7 638,78 € par an. Petit bonus pour les assurés ayant cotisé au moins 120 trimestres : le minimum contributif est majoré à hauteur de 8 347,09 € ou 695,59 € par mois.

►Lire aussi : Retraite brute et nette : quelle différence ?

Que se passe-t-il si on n’a pas tous ses trimestres ? 

La décote

Il peut arriver que vous partiez à la retraite en ayant atteint l’âge légal de départ sans avoir toutefois cumulé le nombre suffisant de trimestres (172 trimestres requis [43 ans] pour la génération née à partir de 1973). Eh oui, parfois quelques trimestres manquent à l’appel, si vous êtes dans ce cas-là, que se passe-t-il ? Rien de bien réjouissant. En effet, une retraite avec décote vous attend. Pourquoi ? Car on attend de l’assuré qu’il cotise un certain nombre d’années (de trimestres dans ce cas précis) afin qu’il puisse toucher sa retraite à taux plein. Ce nombre de trimestres dépend bien entendu de votre année de naissance, n’hésitez pas à jeter un coup d’œil à notre tableau ci-dessous, afin de connaître le nombre de trimestre durant lesquels vous allez devoir cotiser.

Date de naissance

     Âge minimal de départ       Décote par trimestre manquant        Âge du taux plein    
194 8 60 ans 1,88 % 65 ans
1949 60 ans 1,75 % 65 ans
1950 60 ans 1 625 %  65 ans
Du 01/01/1951 au 30/06/195 1 60 ans 1,5 %  65 ans
Du 01/07/1951 au 31/12/1951 60 ans et 4 mois 1,5 % 65 ans et 4 mois
1952 60 ans et 9 mois 1,38 % 65 ans et 9 mois
1953 61 ans et 2 mois 1,25 % 66 ans et 2 mois
1954 61 ans et 7 mois 1,25 % 66 ans et 7 mois
1955, 1956, 195 7 62 ans 1,25 %  67 ans
1958, 1959, 196 0 62 ans 1,25 %  67 ans
1961, 1962, 196 3 62 ans 1,25 %  67 ans
1964, 1965, 196 6 62 ans 1,25 %  67 ans
1967, 1968, 196 9 62 ans 1,25 %  67 ans
1970, 1971, 197 2 62 ans 1,25 % 67 ans
1973 et au-delà 62 ans 1,25 % 67 ans

Si vous partez à la retraite sans le chiffre magique : votre pension de retraite va pâtir d’un abattement, appelé décote dans les régimes de base ou coefficient de minoration dans les régimes complémentaires.

Bon à savoir : dans le régime général du secteur privé comme dans la fonction publique, chaque trimestre en moins engendre un manque à gagner de 1,25 %. La décote étant limitée à 20 trimestres, la perte maximale ne peut mécaniquement dépasser 25 % du montant de la retraite.

Quelles sont les exceptions à la décote ? 

Heureusement, quelques exceptions existent pour faire face à cette décote. Si l’assuré présente un taux d’incapacité permanente d’au moins 50 %, il peut liquider ses droits sans minoration, quel que soit son nombre de trimestres en partant à l’âge légal.

Il en va de même pour les parents d’enfants handicapés, ils ne subissent aucune pénalité s’ils décident d’arrêter de travailler au moins 30 mois consécutifs pour s’occuper de leurs enfants. Une condition : ils doivent partir à la retraite à 65 ans.

Enfin, les fonctionnaires nés entre le 1er juillet 1951 et le 31 décembre 1955 qui disposent d’un minimum de 15 ans de service avant le 1er janvier 2012 et ont eu au moins trois enfants ne sont pas concernés par la décote s’ils ont interrompu leur carrière pendant deux mois au minimum lors de la naissance ou de l’adoption de l’un d’entre eux.

Il existe de nombreux exemples, notamment celui des ouvriers qui ont travaillé minimum 17 ans (auparavant 15 ans) dans des conditions d’insalubrité ou de danger notoire pour la santé. Ils peuvent demander à partir à la retraite plus tôt, en fonction de leur situation et de leur corps de métier.  En plus, de ces exceptions qui ne concernent qu’une infime partie de la population, trois solutions vous sont proposées afin de ne pas perdre trop de plumes en partant à la retraite sans tous vos trimestres. Nous vous proposons de les découvrir tout de suite. 

Les 6 derniers mois comment est calculée la retraite des fonctionnaires ? 

Quelle retraite avec 120 trimestres ?
Vous n’avez pas tous vos trimestres ? trois solutions : travailler plus
longtemps, atteindre l’âge du taux plein ou acheter des trimestres

Solution 1 : travailler plus longtemps

Vous avez la possibilité de travailler plus longtemps. En effet, une fois que vous avez atteint l’âge légal de départ à la retraite, mais que quelques trimestres manquent toujours à l’appel, pourquoi ne pas continuer à travailler ? L’objectif est de toucher une retraite à taux plein, il vous suffit donc de travailler jusqu’à l’obtention du nombre suffisant de trimestres requis. Plus facile à dire qu’à faire me direz vous, et pourtant. Une année de travail supplémentaire vous fera gagner quatre trimestres supplémentaires. Par exemple, si six trimestres manquent à l’assuré, celui-ci devra travailler un an et demi au-delà de l’âge légal de départ à la retraite, soit jusqu’à ses 63 ans et demi. Ça vaut le coup non ? 

Cependant, s’il vous manque beaucoup de trimestre pour échapper à la décote, cela peut s’avérer un peu plus compliqué. Travailler plus ne suffira pas, il faudra rester dans la vie active jusqu’à l’âge du taux plein.

Solution 2 : attendre l’âge du taux plein

Nous arrivons à la seconde solution : travailler jusqu’à l’âge de taux plein. Qu’est-ce que le l’âge de taux plein ? C’est l’âge à compter duquel toute minoration appliquée sur votre pension disparaît automatiquement, y compris si l’assuré n’a pas acquis un nombre suffisant de trimestres. Comme par magie tout se résout. Travailler jusqu’à cet âge peut donc être un moyen de limiter les effets de la décote : 

  • Né avant le 1er juillet 1951 : 65 ans
  • Après cette date : 67 ans.
Bon à savoir : les fonctionnaires dits « actifs » et les agents « insalubres » de la fonction publique ne sont pas soumis à la même limite. Pour les premiers, l’âge du taux plein se monte à 62 ans et à 57 ans pour les seconds.

Certaines situations professionnelles et/ou personnelles permettent de profiter d’une retraite à taux plein à 65 ans, quel que soit le nombre de trimestres cotisés. Cela s’applique aux :

  • Titulaires de l’allocation des travailleurs de l’amiante
  • Assurés qui sont nés entre le 1er juillet 1951 et le 31 décembre 1955 qui ont eu ou élevé au moins 3 enfants, ont réduit ou cessé leur activité pour élever un de ces enfants et ont validé un nombre minimum de trimestres avant cette interruption
  • Cotisants qui ont interrompu leur activité professionnelle en raison de leur qualité d’aidant familial 
  • Parents qui ont validé au moins un trimestre au titre de la majoration de durée d’assurance pour leur enfant handicapé 
  • Assurés qui ont apporté une aide effective en tant que salarié ou aidant familial pendant au moins 30 mois consécutifs à leur enfant bénéficiaire de la prestation de compensation du handicap
  • Personnes handicapées.

La retraite avec 100 trimestres.

Attention : arriver à l’âge de retraite à taux plein ne signifie pas que vous obtiendrez des trimestres supplémentaires gratuits. Vous ne subirez certes pas de minoration, mais le montant de votre pension en sera tout de même affecté, le nombre de trimestres cotisé entrant dans son calcul.

Solution 3 : rachat de trimestres

Dernière solution et sans doute la moins pratique et la plus coûteuse : le rachat de trimestre. Eh oui, vous ne le saviez peut-être pas, mais il vous est possible de racheter des trimestres de cotisations vieillesse. Cette tactique se nomme aussi versement pour la retraite ou VPLR. Grâce à cette solution vous pourrez valider des périodes de travail qui n’ont pas donné lieu à cotisations.

Un assuré peut racheter jusqu’à douze trimestres (quatre au maximum par an). Voici les périodes que vous pouvez « racheter » :

  • temps partiel,
  • intérim,
  • travail saisonnier,
  • contrat à durée déterminée
  • chômage 
  • années d’études en établissement supérieur, en école technique supérieure ou dans une grande école et en classe préparatoire offrent la possibilité d’un versement pour la retraite.

Il existe également des possibilités de rachat plus méconnues. En effet, le rachat peut porter uniquement sur le taux pris en compte pour le calcul de la retraite, ou à la fois sur le taux et la durée d’assurance retenue. Dans le secteur public, il est aussi possible de majorer seulement la durée d’assurance. L’option retenue, ainsi que l’âge au moment de la demande de rachat et le niveau de rémunération influent sur le coût du trimestre et donc par ricochet sur le montant de la pension future.

Attention : le rachat de trimestres coûte cher. En 2016, le montant minimum se limite à 1 055 € par exemple pour une personne âgée de 20 ans avec un revenu d’activité inférieur à 28 962 € qui effectue un rachat au titre du taux. Le maximum grimpe à 6 684 € pour une personne âgée de 62 ans avec un salaire annuel supérieur à 38 616 € et qui paie un versement pour la retraite au titre du taux et de la durée d’assurance. Il existe un barème de rachat.

►Lire aussi : 

Appelez-nous

Nos experts sont disponibles de 9h à 19h du lundi au vendredi


Ou demandez à être rappelé gratuitement

Se faire rappeler

Etre rappelé gratuitement

Nos experts sont disponibles de 9h à 19h du lundi au vendredi

Merci de renseigner un numéro valide

Merci !

.

Connectez-vous !

Votre email n'est pas valideMot de passe oublié ?Merci de renseigner votre mot de passe

Déjà inscrit ?

Ouverture du service imminente !


Laissez-nous votre email pour la piqûre de rappel

Plus qu'une étape avant d'accéder à votre simulation !

Sécurisez votre compte pour accédergratuitement à votre simulation

Votre email n'est pas valideVotre numéroMerci de renseigner votre numéro de téléphone

En cliquant sur "Voir ma simulation" j'accepte lesCGU
et serai automatiquement inscrit afin de profiter des services de Tacotax

DEJA INSCRIT ?