La blockchain : focus sur la technologie des cryptomonnaies

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Que vous soyez un passionné de cryptomonnaies ou que vous cherchiez simplement à diversifier vos actifs via les monnaies virtuelles, vous avez très probablement entendu parler de la blockchain, cette technologie utilisée par le Bitcoin et compagnie. À quoi sert-elle réellement ? Qui l’a inventée ? Pourrait-on étendre son utilisation à plus de domaines ? Tacotax fait le point !

C’est quoi la technologie blockchain ?

Comment fonctionne la technologie blockchain ? Si vous souhaitez investir dans le Bitcoin ou toute autre cryptomonnaie, il est intéressant de comprendre pourquoi cette technologie pourrait bien révolutionner les mondes de l’économie, des banques ou encore des assurances via ses différentes utilisations :

  • Le transfert d’actifs de toute sorte,
  • Les registres pour tracer produits comme actifs,
  • Les smart contracts autonomes.

Qui a inventé la blockchain ?

En 2008, le krach boursier et la crise économique mondiale qui s’en est suivi a dévoilé au grand jour les failles du système bancaire que nous connaissons. Nombreux ont été les détracteurs des banques à pointer du doigt le manque de confiance que les citoyens ressentaient désormais pour ces institutions. 

Dans ce cadre, une personne, ou un groupe de personne, répondant au pseudonyme de Satoshi Nakamoto a conceptualisé la première blockchain (ou chaîne de blocs en français) en novembre 2008, avec comme objectif premier de créer un réseau d’échanges en peer-to-peer sans devoir passer par un tiers de confiance, autrement dit, les banques. 

En 2009, la première blockchain de Nakamoto est implémentée et donnera naissance dans le même temps à la cryptomonnaie la plus célèbre et la plus populaire : le Bitcoin

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Les cryptomonnaies s'échangent sur une blockchain.

Comment fonctionne la blockchain ?

La blockchain technology - ou technologie de la chaîne de blocs en français - permet de stocker et de transmettre des informations en toute transparence et sécurité. Lorsqu’on parle de Bitcoin, et plus globalement de cryptomonnaies, on retrouve bien souvent la blockchain au centre de l’attention. En tant que de base de données, elle enregistre toutes les transactions effectuées : c’est un registre qui contient la liste complète de toutes les transactions ayant existé sur son réseau. On parle de base de données décentralisée, puisqu’elle ne fait appel à aucune institution centrale de contrôle. 

Imaginée en réponse à un problème du système actuel, qui est l’obligation de faire confiance à une tierce personne pour gérer son argent, en l’occurrence les banques, la blockchain est un système où il est possible de transférer de l’argent sans passer par son banquier… mais en gérant nous-mêmes un registre contenant les transactions de chacun.

Oubliez les wiki et autres livres “pour les nuls”, l’explication de la blockchain, c’est juste ici : 

Prenons comme exemple un groupe de 5 personnes qui souhaitent devenir indépendantes des banques pour gérer leurs transferts d’argent. Chacune de ces personnes connaît la quantité d’argent de chacun, mais ne connaît pas leur identité, puisqu’un numéro leur sert de nom. Dans notre exemple, nous aurons donc cinq personnes portant les numéros 1, 2, 3, 4 et 5. Chacune de ces personnes a accès à une page blanche et doit noter chaque transaction effectuée. Par exemple, si N°2 souhaite envoyer 10 € à N°4 : 

  • N°2 annonce qu’il souhaite transférer la somme de 10 € à N°4.
  • N°1, N°3, N°4 et N°5 vérifient que N°2 a bel et bien 10 €.
  • Si c’est le cas, ils vont tous noter sur leur page blanche la date et l’heure de la transaction, son montant, le numéro de la personne qui envoie l’argent - N°2 ici - et le numéro de la personne qui reçoit l’argent - N°4 ici.
  • La transaction est alors terminée, et N°4 recevra les 10 € de N°2 après un cours délai.

Plus le temps passe, et plus les membres de ce groupe vont s’envoyer de l’argent : chacune des transactions continuera à être inscrite sur la page. Mais il y a un maximum de transactions à noter par page. Dans cet exemple, nous dirons que 10 transactions au maximum peuvent être notées sur une page blanche. Que faire lorsqu’elle est remplie ? Chaque membre du groupe doit sceller la page avec une clé. Cette clé est une valeur qui doit être recherchée par chaque membre du groupe et doit être commune à toutes les pages. 

Une fois la clé trouvée, on scelle la page pour s’assurer que personne ne pourra modifier son contenu, et on la range dans un dossier où elle restera indéfiniment. Dans notre exemple, les pages blanches sont en réalité des blocs, et le dossier, une blockchain

À noter qu’il existe deux types de blockchains : les publiques qui sont ouvertes à tous les internautes, et les privées dont l’accès est évidemment limité.

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Un système de récompense

Pour sceller une page, il faut utiliser ce qu’on appelle le hachage. En effet, avant ce système de blockchain, les banques étaient celles qui devaient s’assurer que le registre des transactions soit intouchable pour ne pas altérer les données présentes dessus. Dans la technologie de la blockchain, tous les utilisateurs de ce système aident à sécuriser le réseau

Le hachage fonctionne au proof of work, et le but sera ici de déterminer une valeur d’entrée qui génère une valeur de sortie. Lorsqu’une page est pleine, tous les utilisateurs doivent se lancer à la recherche de la clé pour sceller le bloc. Cette clé est en réalité une valeur à additionner au nombre de transactions sur le bloc qui permet d’obtenir une certaine valeur de sortie. 

La première personne à trouver cette clé l’annonce aux autres utilisateurs pour que tout le monde vérifie que le calcul est correct. Si c’est le cas, tout le monde va inscrire cette clé sur sa page (donc son bloc) pour la sceller et la ranger dans un dossier (donc dans une blockchain). Si une personne du groupe obtient un résultat différent des autres, c’est qu’une erreur est survenue sur sa page, il doit donc la supprimer et copier celle de quelqu’un d’autre, puisqu’il est obligatoire d’avoir un bloc valide dans une blockchain pour faire partie du réseau.

Trouver cette clé demande énormément de travail, de temps, et de puissance de calcul. Ce qui motive les chercheurs de cette clé, qu’on appelle également des mineurs, c’est la récompense offerte ! Le premier à trouver la clé gagne des fractions de cryptomonnaie, Bitcoin ou autre, en tant que récompense pour aider à sécuriser le réseau. C’est ainsi que le Bitcoin se mine et se crée.

La blockchain en cryptomonnaie

Qui utilise la blockchain ?

Dévoilée au grand jour grâce au Bitcoin, la technologie de la blockchain repose initialement sur l’utilisation d’une monnaie virtuelle : Bitcoin, Ethereum, Ripple, etc. Mais ses forces premières (décentralisation, sécurité et transparence) permettent de l’appliquer à des domaines très variés aujourd’hui : 

  • L’assurance, avec notamment AXA qui propose une couverture retard via un virement automatique,
  • L’investissement en Bourse, avec la plateforme ST8 qui propose des crypto actifs aux start ups,
  • L’alimentaire, avec la marque Carrefour en France qui utilise la blockchain pour une meilleure traçabilité des aliments,
  • L’Art, avec la digitalisation et la division d’oeuvre en tokens de toutes tailles,
  • Les jeux vidéo, avec la digitalisation d’équipements échangeables via des tokens, utilisés notamment par Ubisoft.

Nombreuses sont les cryptomonnaies à être échangées sur leur propre réseau de blockchain : on pense notamment à l’Ethereum, principal adversaire au Bitcoin sur le marché des cryptomonnaies, qui a révolutionné l’utilisation de la blockchain.

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Il n'y a pas que les cryptomonnaies qui peuvent profiter de la techologie blockchain !

Des applications toujours plus nombreuses

Bien que relativement récente, la technologie de la blockchain a d’ores et déjà plusieurs applications à l’heure actuelle. Comme évoqué précédemment, la traçabilité des aliments utilisée par Carrefour permet, via un QR code, de connaître les origines des produits. Côté assureurs, l’indemnisation automatique est rendue possible par la blockchain tandis que la sécurisation des transactions commerciales et les désintermédiations dans la publicité ne cessent d’évoluer.

La blockchain Bitcoin est bien évidemment la plus connue : elle est publique et permet donc de miner des Bitcoins (BTC) ou encore d’en acheter, vendre, ou stocker. Outre la blockchain, les investisseurs en cryptomonnaie doivent également utiliser un portefeuille (wallet) pour stocker leurs crypto actifs, et les échanger ensuite avec d’autres utilisateurs, ou en échange de biens ou de services.

La blockchain Ethereum et sa cryptomonnaie Ether (ETH) ont également le vent en poupe, puisqu’il permet de mettre en place des smart contracts, ou programmes autonomes, qui vont exécuter automatiquement certaines actions prévalidées. 

Pour plus de renseignements sur ce sujet, vous trouverez de nombreux sites internet sur le principe de la blockchain, des rubriques “infos” pour explorer le marché de la cryptomonnaie, et des exemples d’utilisation. Le site internet blockchain.com vous permet également d’acheter, vendre ou échanger des cryptomonnaies en vous créant un espace personnel à l’aide d’un login et d’un password.

Foire aux questions

Quand a été créé le Bitcoin ?

C’est en 2009 que le Bitcoin (BTC) fait son apparition dans le monde, issu du travail d’un ou de plusieurs développeurs sous le pseudonyme Satoshi Nakamoto. Cette monnaie virtuelle a connu un succès fulgurant et reste encore aujourd’hui la cryptomonnaie la plus utilisée et la plus investie dans le monde. 

Pour aller plus loin : 

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