La taxe de séjour à Rome et en Italie

taxe de séjour Rome

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Capitale de l’Italie, Rome est une destination touristique très prisée des vacanciers français. Mais une fois sur place, outre le prix de l’hébergement, il faudra s’acquitter de la taxe de séjour instituée par la ville. Quel est le prix de cette taxe de séjour à Rome en 2019 et dans les autres villes d’Italie ? Tour d’horizon. 

Le montant de la taxe de séjour à Rome

Comment fonctionne cet impôt local à Rome ? Le tarif de la taxe de séjour à payer lorsqu’on séjourne à l’étranger dépend de plusieurs critères, notamment de la catégorie d’hébergement, comme indiqué ci-dessous en 2019 (prix par nuit) :

  • Hôtels de tourisme classés en 1 ou 2 étoiles : 3 €
  • Hôtels de tourisme classés en 3 étoiles : 4 €,
  • Hôtels de tourisme classés en 4 étoiles : 6 €,
  • Hôtels de tourisme classés en 5 étoiles : 7 €,
  • Airbnb, gîtes et chambres d’hôtes : 3,50 €
  • Locations de vacances, agritourismes et résidences touristiques hôtelières : 4 €,
  • Campings et autres hébergements de plein air : 2 €

Séjourner en hôtel à Rome

La taxe de séjour fait l'objet d'une facture séparée de celle de la location.

Si vous décidez de passer vos nuits romaines dans un hôtel, mieux vaut savoir combien vous coûtera cet impôt local au total. La taxe de séjour en hôtel à Rome est calculée par personne et par nuitée à partir du montant affilié au classement. Par exemple, un couple séjournant dans un hôtel de tourisme 4 étoiles pendant 5 nuits devra payer une taxe de séjour de 60 € : 6 (prix de la nuitée) x 5 (nombre de nuitées) = 30 € par personne. 

La taxe de séjour peut se révéler très onéreuse, c’est pourquoi il est important de se renseigner sur ces tarifs afin d’éviter les mauvaises surprises une fois sur place. À noter que certains sites internet de réservation type Booking affichent la taxe de séjour due dans la ville de Rome, parfois incluse directement dans le paiement de la réservation d’hôtel. 

Enfin, les auberges de jeunesse sont les seuls établissements exonérés de la taxe de séjour à Rome. 

► Lire aussi : Comment faire sa déclaration de taxe de séjour ?

Séjourner en Airbnb à Rome

Bien que la taxe de séjour doive être payée sur place avant votre départ de l’établissement dans la plupart des cas, les réservations en Airbnb fonctionnent différemment. En effet, si vous réservez une location Airbnb à Rome, la plateforme se chargera de prélever directement la taxe de séjour lors du paiement de la réservation. Taxe qui sera par la suite reversée aux autorités locales, au nom de l’hôte, qui n’aura alors pas à faire de déclaration ni à reverser lui-même le montant total perçu.

En tant que locataire Airbnb, vous pouvez tout à fait demander une facture de la taxe de séjour à votre hôte, ce qui vous assure que ce dernier ne touche pas cet impôt à titre personnel et qu’il le reverse bel et bien à la commune.

Quelques règles à savoir

La taxe de séjour à Rome en Italie est obligatoire, et devra être payée pour les 10 premières nuitées cumulées passées dans la ville. Au-delà de ces nuits, vous serez exonéré de cet impôt. Il est en revanche nécessaire que ces dix nuits se suivent pour ne plus avoir à payer la taxe. Autre élément important : les enfants de moins de 10 ans ne sont pas soumis à la taxe de séjour à Rome.

Il est dans la politique (et la loi) romaine de demander un justificatif d’identité aux vacanciers séjournant dans un hébergement à titre onéreux. Ainsi, vous serez tenu de présenter une carte d’identité ou un passeport lors de votre enregistrement dans un hôtel. Votre logeur pourra en outre faire une photocopie de vos documents. Enfin, dans certains cas, vous devrez remplir un formulaire en déclinant votre identité et le numéro de votre passeport. Les logeurs, hôteliers et propriétaires sont en effet tenus d’enregistrer les informations des voyageurs pour le compte de la police italienne, qui doit être informée de qui séjourne où. 

► Lire aussi : La taxe de séjour en location saisonnière

Voyager en Italie : les taxes de séjour par villes

La taxe de séjour à Naples

Au-delà de 14 nuits, vous ne payez plus de taxe de séjour à Naples.

Passer des vacances dans la ville de Naples en Italie passera également par le règlement d’une taxe de séjour, qui diffère elle aussi en fonction du classement par étoiles de l’hébergement. 

La taxe de séjour à Naples en 2019 s’élève à (par personne et par nuit) :  

  • Hôtels de tourisme classés en 1 étoile : 1,50 €
  • Hôtels de tourisme classés en 2 étoiles : 2 €
  • Hôtels de tourisme classés en 3 étoiles : 2,50 €
  • Hôtels de tourisme classés en 4 étoiles : 3,50 €
  • Hôtels de tourisme classés en 5 étoiles : 4,50 €
  • Palaces : 5 €
  • Bed & Breakfast : 2 €
  • Hébergements de plein air : 2 €
  • Résidences de tourisme : 2 €

Tout comme la ville de Rome, un nombre de nuitées minimum vous sera demandé pour être par la suite exonéré de la taxe de séjour. Dans le cas de Naples, cet impôt est obligatoire pour les 14 premières nuits de votre séjour. Les voyageurs mineurs (âgés de moins de 18 ans) sont également exonérés de cette taxe.

► Lire aussi : La taxe de séjour à Nice : montant, déclaration...

La taxe de séjour à Venise

En ce qui concerne la ville lacustre italienne, les prix de la taxe de séjour varient selon la haute ou basse saison, respectivement du 1er février au 31 décembre et du 1er janvier au 31 janvier. Retrouvez ci-dessous le montant de la taxe de séjour à Venise en 2019 (par personne et par nuit) : 

ClassementPrix haute saisonPrix basse saison
Hôtel ☆1 €0,70 €
Hôtel ☆☆2 €1,40 €
Hôtel ☆☆☆3,50 €2,40 €
Hôtel ☆☆☆☆4,50 €3,10 €
Hôtel ☆☆☆☆☆5 €3,50 €
Hôtel d'époque4,50 €3,15 €

À noter que ces tarifs diffèrent quelque peu selon si l’hébergement est situé sur terre ou sur une île (Lido, par exemple). Les voyageurs sont redevables de cette taxe pendant les 5 premiers jours de leur séjour. Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site internet de la ville de Venise. 

La taxe de séjour à Florence

Cet impôt local a subi une augmentation en 2018 : désormais, les tarifs de la taxe de séjour à Florence en 2019 sont les suivants (par personne et par nuitée) : 

  • Hôtels de tourisme classés en 1 étoile : 2 €
  • Hôtels de tourisme classés en 2 étoiles : 3 €
  • Hôtels de tourisme classés en 3 étoiles : 4 €
  • Hôtels de tourisme classés en 4 étoiles : 4,80 €
  • Hôtels de tourisme classés en 5 étoiles : 5,50 €
  • Résidence de tourisme : 4 €
  • Bed & Breakfast : 4 €

Cette taxe est obligatoire pour 6 jours minimum. Au-delà, vous serez exonéré de cette dernière pour le restant de votre séjour. Les enfants de moins de 12 ans ne sont pas comptabilisés pour le calcul de la taxe de séjour totale. 

► Lire aussi : Le montant de la taxe de séjour à Bordeaux

Foire aux questions

Quel est le montant de la taxe de séjour à Paris ?

La capitale française n’est pas exonérée de l’impôt local, loin de là ! À Paris, la taxe de séjour s’élève en 2019 à (par personne et par nuit) : 

  • 4 € pour les palaces,
  • 3 € pour les hôtels et les meublés de tourisme classés 5 étoiles,
  • 2,30 € pour les hôtels et les meublés de tourisme classés 4 étoiles, 
  • 1,50 € pour les hôtels et les meublés de tourisme classés 3 étoiles, 
  • 0,90 € pour les hôtels et les meublés de tourisme classés 2 étoiles, 
  • 0,80 € pour les hôtels et les meublés de tourisme classés 1 étoile.

En ce qui concerne les hébergements non classés type Airbnb, la taxe sera de 5 % le prix de la nuitée. En complément de ces prix, la ville de Paris a également une taxe additionnelle départementale de 10 % et une taxe additionnelle régionale de 15 %. Il faudra donc ajouter cette taxe additionnelle légale de 25 % au montant concerné. 

► Pour aller plus loin : 

Votre taxe d'habitation va-t-elle baisser ?

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