Il incombe aux vacanciers séjournant sur un territoire durant une période donnée de s’acquitter d’une taxe de séjour. Reversée aux collectivités locales, elle est obligatoire dans les communes l’ayant instituée. La ville de Nice n’échappe pas à la règle, et les voyageurs qui n’y sont pas domiciliés y sont redevables. Comment fonctionne la taxe de séjour dans la métropole de Nice en Côte d’Azur en 2018 et 2019 ? On fait le point.

 

Le montant de la taxe de séjour à Nice

À combien s’élève le montant de la taxe de séjour pour les vacanciers séjournant à Nice ? Découvrez le tarif de la taxe de séjour métropolitaine de Nice pour les hôtels (au 11 décembre 2019) : 

Classement Non classé ou ☆ ☆☆ ☆☆☆ ☆☆☆☆ ☆☆☆☆☆ Palace
Montant de la taxe 0,60 € 0,80 € 1,50 € 2,20 € 3,00 € 4,00 €

Le calcul de la taxe de séjour

La taxe de séjour à Nice (Côte d’Azur) peut être déterminée en fonction du même calcul que pour les autres territoires français. La principale différence ? La nature même de la taxe, puisqu’on en distingue deux sortes : la taxe de séjour au réel (tarif par personne et par nuit), et la taxe de séjour au forfait (tarif par capacité d’accueil et par nuit. 

Ainsi, la taxe de séjour au réel à Nice sera calculée de cette manière : 

(Tarif applicable à la catégorie d’hébergement x nombre de nuitées constaté) x nombre de personnes imposables.

De son côté, la taxe de séjour au forfait à Nice sera calculée de cette manière : 

(Tarif applicable à la catégorie d’hébergement x nombre de nuitées comprises dans la période d’ouverture de l’hébergement) x capacité d’accueil. 

Le montant de la taxe de séjour à Nice

taxe de séjour nice métropole
Des tarifs appliqués au réel ou au forfait

Dans la métropole de Nice (Côte d’Azur), les montants minimums de loyer payé pour l’hébergement sont les suivants : 

  • 23,00 € par nuitée, 
  • 161,00 € par semaine, 
  • 690,00 € par mois.

Enfin, les tarifs s’appliquent par période (du 1er janvier au 31 décembre) et par type d’hébergement, comme indiqué ci-dessous (au 11 décembre 2019) : 

  • 0,20 € : Hébergements en plein air (caravanage et camping) classés en 1 et 2 étoiles + ports de plaisance.
  • 0,40 € : Hébergements en plein air (caravanage et camping) classés en 3, 4 et 5 étoiles, emplacements dans des aires de camping-cars et parcs de stationnement touristiques.
  • 0,60 € : Hôtels de tourisme, résidences de tourisme et meublés de tourisme classés en 1 étoile + villages de vacances classés en 1, 2 et 3 étoiles + chambres d’hôtes.
  • 0,80 € : Hôtels de tourisme, résidences de tourisme et meublés de tourisme 2 étoiles + villages de vacances en 4 et 5 étoiles.
  • 1,50 € : Hôtels de tourisme, résidences de tourisme et meublés de tourisme classés en 3 étoiles.
  • 2,20 € : Hôtels de tourisme, résidence de tourisme et meublés de tourisme classés en 4 étoiles.
  • 3,00 € : Hôtels de tourisme, résidences de tourisme et meublés de tourisme classés en 5 étoiles.
  • 4,00 € : Palaces.
  • 3,00 % : Hébergements non classés ou en attente de classement (proportionnel au prix de la nuitée). 

Ainsi, à Nice, les tarifs ci-dessus sont appliqués par personne et par nuitées lorsque la taxe de séjour est au réel, et ils sont appliqués par unité de capacité d’accueil et par nuitée lorsqu’elle est au forfait. Cliquez ici pour en savoir plus sur les modalités d'application de la taxe de séjour à Nice.

Enfin, Nice, à l’inverse de Paris notamment, n’a pas de taxe de séjour additionnelle. Cette dernière peut être votée par les départements et appliquée par la suite. Ce n’est pas le cas de la ville de Nice.

► Lire aussi : Le montant de la taxe de séjour à Bordeaux

La taxe de séjour avec Airbnb à Nice

Le système de déclaration

Si vous êtes un hôte Airbnb, vous vous demandez sûrement comment faire votre déclaration de taxe de séjour. Le fait est que vous n’aurez pas à le faire. En effet, si vous passez par la plateforme Airbnb pour louer votre logement à des vacanciers, l’entreprise se chargera elle-même de collecter les taxes de séjour calculées directement par Airbnb, ainsi que la possible taxe additionnelle appliquée par certaines communes.

Airbnb collecte donc la taxe de séjour pour les réservations effectuées à Nice. La plateforme reverse l’ensemble du montant de ces taxes une fois par an à la municipalité au nom des hôtes, qui n’auront alors ni à remplir une déclaration ni à reverser ces taxes eux-mêmes, et ce depuis le 1er juillet 2018. 

À noter que cette taxe de séjour est collectée au moment de la réservation effectuée par un vacancier sur le site de Airbnb, et non au moment du séjour en lui-même, contrairement aux hôtels notamment. La plateforme ne prend pas en compte les cas d’exonération de taxe de séjour, mais le voyageur pourra faire une demande de remboursement a posteriori à la commune. 

En 2018, Airbnb a reversé 1,1 million d’euros de taxes de séjour à la ville de Nice, ce qui représente le deuxième montant le plus important en France, après Paris et devant Marseille.

Un doute sur le prélèvement de la taxe de séjour ? Vous avez déjà créé votre espace hébergeur, aussi il vous suffira de vous y connecter avec votre mail, donc votre identifiant, et de chercher le récapitulatif de vos revenus bruts générés dans l’historique des transactions

La réforme de 2019 : quels changements ?

Le système de taxe de séjour a évolué depuis le 1er janvier 2019, à travers une réforme qui impacte les locations en meublé via Airbnb notamment. Ainsi, pour les hébergements déjà classés, la taxe de séjour est déterminée au réel : par nuitée, et par personne. Mais pour les meublés non classés, type logements Airbnb, les municipalités s’accordent pour fixer un taux compris entre 1 et 5 % du prix de la nuit par personne, qui varie également en fonction du type de logement. 

Dans le cas de la métropole de Nice (Côte d’Azur), le taux appliqué est de 3 %

Autre changement qui ne concerne pas directement la ville de Nice, la taxe additionnelle de 15 % instaurée par la ville de Paris, qui s’ajoute donc à la taxe de séjour de base que devront payer les vacanciers séjournant dans la capitale sans y vivre.

► Lire aussi : La taxe de séjour en location saisonnière

Foire aux questions

Qui paye la taxe de séjour ?

Dès lors que vous séjournez dans une commune dans laquelle vous ne vivez pas, vous devrez payer une taxe de séjour à votre hôte, logeur ou propriétaire. Ce dernier la reversera par la suite aux collectivités locales et ne pourra donc pas en jouir. Les seules exceptions concernent :

  • Les enfants de moins de 18 ans, 
  • Les titulaires d’un contrat de travail saisonnier et employé dans la commune, 
  • Les bénéficiaires d’un hébergement dit d’urgence ou en situation de relogement temporaire, 
  • Les occupants de locaux dont le loyer est inférieur à un certain montant déterminé à l’avance par le conseil municipal.

Qu’est-ce que la taxe d’habitation ?

Si la taxe de séjour concerne les vacanciers de passage dans une commune, la taxe d’habitation concerne les habitants d’une commune qui y vivent dans une résidence principale. Ils doivent ainsi payer cet impôt foncier qui sera versé à la commune. À noter que la taxe d’habitation fait l’objet d’un dégrèvement progressif et est vouée à disparaître en France dès 2020.

Pour aller plus loin : 

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