La taxe de séjour en hôtel

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La taxe de séjour est un impôt foncier que les visiteurs de passage dans une commune doivent payer à leur logeur. Si vous êtes un vacancier séjournant dans un hôtel, il vous faudra donc vous acquitter de la taxe de séjour avant votre départ. Comment fonctionne-t-elle ? Montant, déclaration et paiement, on vous dit tout sur la taxe de séjour en hôtel en 2019 !

Fonctionnement de la taxe de séjour en hôtel

En France, la taxe de séjour en hôtel varie en fonction du nombre de nuitées, mais aussi du classement de l’hôtel en question. Découvrez ci-dessous les tarifs de la taxe de séjour en hôtel en 2019 et 2020 : 

Non classé ou ☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆Palace
Montant de la taxe0,20 - 0,80 €0,30 - 0,90 €0,50 - 1,50 €0,70 - 2,30 €0,70 - 3 €0,70 - 4 €

Quel est le montant de la taxe de séjour ?

Cette dernière se décline en deux types bien différents : la taxe de séjour au réel et la taxe de séjour forfaitaire, dont les tarifs applicables sont différents également. De ce fait, à chaque taxe son calcul

En hôtel, la taxe de séjour sera très souvent au réel, ce qui signifie qu’il tiendra au vacancier de la payer avant son départ. Elle fera l’objet d’une facture séparée, afin de bien différencier le coût de l’hébergement et le montant de la taxe de séjour. Ce montant est déterminé en multipliant le tarif applicable aux hôtels en France avec le nombre de nuitées observées. Il suffira de multiplier ensuite ce montant avec le nombre de personnes ayant séjourné. 

Autre cas de figure, la taxe de séjour forfaitaire : le vacancier ne la paye pas directement, c’est le propriétaire qui la reverse à la commune. Ici, le calcul diffère : le tarif applicable à la catégorie d’hébergement est multiplié par le nombre de nuitées comprises dans la période d’ouverture de l’établissement. Ce montant est par la suite multiplié par la capacité d’accueil (en unités) de l’hébergement, peu importe le nombre de personnes y ayant séjourné. 

La taxe de séjour dans les villes de France

Il est possible de se rendre sur le site internet du service public pour rechercher les tarifs de la taxe de séjour applicable dans les communes de France, et ainsi avoir un meilleur aperçu de la somme qu’il vous incombe de débourser pendant votre séjour. À titre d’exemple, voici les tarifs de la taxe de séjour en hôtel à Paris en 2019 : 

Classement☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆Palace
Montant de la taxe0,80 €0,90 €1,50 €2,30 €3 €4 €

À noter également que le département de Paris a institué une taxe additionnelle de 15 %, qui s’ajoute à la taxe additionnelle régionale de 10 % déjà en place, depuis le 1er janvier 2019. 

Afin de se rendre compte des différences de prix, voici les tarifs de la taxe de séjour en hôtel à Marseille en 2019 : 

ClassementNon classé ou ☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆Palace
Montant de la taxe0,75 €0,90 €1,50 €2,25 €3 €4 €

La ville de Marseille a elle aussi institué une taxe additionnelle départementale de 10 %. 

Déclarer la taxe de séjour

En tant qu’hôte ou logeur, vous avez l’obligation de déclarer et de reverser la taxe de séjour propre à chaque hébergement. Pour la taxe au réel, vous devez verser le montant total de la taxe collectée au comptable de la commune en respectant les délais fixés par le conseil municipal. 

Pour la taxe forfaitaire, vous devrez adresser une déclaration à votre mairie maximum un mois avant la période de perception, en indiquant les éléments suivants : 

  • La nature de l’hébergement (auberge jeunesse, village de vacances, terrain de camping, hôtel…),
  • La période d’ouverture de l’établissement ou celle de mise en location, 
  • La capacité d’accueil (comptabilisée en unités) de votre établissement, 
  • Le tarif applicable fixé par la commune et le taux d’abattement retenu,
  • Le montant total de la taxe forfaitaire à reverser.

► Lire aussi : La taxe de séjour à Nice : montant, déclaration...

Qui doit payer la taxe de séjour ?

Les obligations des vacanciers

Vous séjournez dans un hôtel ? Vous devrez payer la taxe de séjour avant votre départ

Dès lors que vous séjournez dans une commune où vous ne résidez pas (vacances, voyage d’affaires, etc.), la taxe de séjour sera obligatoire. Collectée par les logeurs ou hôtes, elle sera par la suite reversée à la commune, qui l’utilisera pour améliorer son attractivité, et ainsi son tourisme. 

Le montant de la taxe de séjour doit obligatoirement être affiché en mairie et chez le logeur afin que les voyageurs de passage aient une totale transparence sur les coûts de cette taxe. Elle est due par personne et par nuit, sur délibération du conseil municipal, et concerne les hébergements suivants : 

  • Hôtels de tourisme non classés, classés et palaces, 
  • Résidences de tourisme, 
  • Meublés de tourisme ou location saisonnière entre particuliers, 
  • Chambres d’hôtes, 
  • Villages de vacances, 
  • Hébergements de plein air type camping,
  • Auberge de jeunesse.

Sont également concernés les hébergements situés dans une commune considérée comme touristique, dans une station classée de tourisme, dans une commune littorale ou de montagne et dans une commune qui réalise des actions de promotion de son tourisme. 

► Lire aussi : Le montant de la taxe de séjour à Cannes

L’exonération de la taxe de séjour

Dans certains cas, selon la situation du voyageur, ce dernier peut être exonéré de cette taxe de séjour. En 2018 et 2019, les conditions d’exonération de la taxe de séjour étaient les suivantes : 

  • Le voyageur est mineur (âgé de moins de 18 ans), 
  • Le voyageur est titulaire d’un contrat de travail saisonnier et est employé dans la commune,
  • Le voyageur est bénéficiaire d’un hébergement d’urgence ou vit une situation de relogement temporaire, 
  • Le voyageur occupe un local dont le loyer est inférieur au seuil fixé par la commune, 
  • Le voyageur est propriétaire d’une résidence secondaire dans la commune pour laquelle il paye déjà la taxe d’habitation.

► Lire aussi : Le montant de la taxe de séjour à Bordeaux

Le cas des hébergements Airbnb

La taxe de séjour fixée par les communautés de communes après délibération est également applicable aux hôtes Airbnb, mais le fonctionnement est simplifié. En effet, les hôtes utilisant la plateforme pour louer un hébergement n’ont pas à déclarer ni à reverser la taxe de séjour : Airbnb s’en charge pour eux. 

L’entreprise collecte cette taxe de séjour au moment de la réservation d’une location sur sa plateforme, le voyageur s’est ainsi d’ores et déjà acquitté du paiement de cette taxe, et n’aura pas à le faire sur place. De façon annuelle, Airbnb reverse par la suite le montant total à chaque commune concernée. 

Depuis la réforme de la taxe de séjour en 2019, les taux de la taxe de séjour en Airbnb varient en fonction du type de logement proposé par l'hôte. Pour les hébergements classés, la taxe est déterminée au réel, donc par personne et par nuit. Pour les meublés non classés en revanche, ce sont les municipalités qui vont fixer un taux qui sera compris entre 1 et 5 % du prix de la nuit par personne. 

► Lire aussi : La taxe de séjour à Rome et en Italie

Foire aux questions

Qu’est-ce que la taxe de résidence ?

La taxe de résidence et la taxe de séjour sont deux appellations pour définir un même impôt foncier. La taxe de séjour qu’un vacancier paye lorsqu’il séjourne dans une commune peut également être appelée taxe de résidence, il s’agit de la même chose. 

► Pour aller plus loin : 

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