1. Le guide de la défiscalisation

  2. Défiscalisation immobilière

  3. Quels dispositifs défiscalisants pour votre résidence principale ?

Quels dispositifs défiscalisants pour votre résidence principale ?

plein de maisons colorées

Sommaire de l'article

On n'y pense pas toujours, mais votre résidence principale est un placement au même titre que la pierre-papier, la Bourse ou le livret A. Travaux, ISF, ménage, revente, héritage, location meublée, les avantages fiscaux sont divers et variés. Bonne nouvelle sur ce point : la quasi-totalité des dispositifs de défiscalisation pour les résidences principales en 2018 a été reconduite en 2019 et semble bien partie pour durer en 2020. Quelle réduction d'impôt pour ma résidence principale en 2020 ?

Les réductions d'impôts sur une résidence principale

Véritable niche fiscale à elle seule, votre résidence principale est un formidable qui peut vous permettre de réaliser de nombreuses économies. À condition de savoir où les trouver. La défiscalisation immobilière couvrant un très large champ de possibilités, beaucoup de particuliers ignorent par exemple qu'ils peuvent déduire de leur impôt sur le revenu les dépenses engagées pour les intérêts des emprunts contractés pour l’acquisition ou la construction de leur maison (sous conditions, mais nous y reviendront), les frais de rénovation énergétique ou encore les salaires versés aux femmes de ménages, jardiniers, aides-soignants à domicile, etc. 

Avant toute chose, il faut savoir que la réduction d'impôt accordée pour l'achat résidence principale n'est plus valable depuis 2011. Pour bénéficier d’une réduction d’impôt grâce à un achat immobilier en 2020, il faut se tourner désormais vers l’acquisition d’un bien, neuf ou ancien, destiné à la location. Vous pouvez par exemple réaliser un investissement locatif dans un logement neuf avec la loi Pinel ou Censi-Bouvard ou, au contraire, viser l'ancien et les Monuments Historiques avec la loi Malraux.

Les travaux de rénovation

C'est sans doute la plus importante des mesures défiscalisantes pour les résidences principales. Les travaux de rénovation, notamment énergétique, font l'objet de plusieurs crédits et réductions d'impôts en 2020. 

L'ÉCO-PTZ

La rénovation énergétique : optimisation fiscale à la clé

L’ÉCO-PTZ ou éco-prêt à taux zéro est un prêt accordé aux propriétaires de logements anciens pour financer leurs travaux de rénovation énergétique.  Le montant maximal de ce prêt, de même que la durée de son remboursement, varient en fonction du nombre de travaux inclus dans le projet de rénovation : 

⇒ Pour un projet incluant deux travaux, le montant maximal sera de 20 000 €, remboursable sur 10 ans.

⇒ Pour un projet incluant au moins trois travaux, le montant maximal sera de 30 000 €, remboursable sur 15 ans, etc.

Un minimum de deux opérations (deux travaux) est exigé pour pouvoir bénéficier de l'ÉCO-PTZ. Sachez par ailleurs que ce dernier est cumulable avec le crédit d’impôt, les aides de l’Anah, la prime énergie, etc. 

Le crédit d'impôt à la transition énergétique (CITE)

La loi de finances pour 2020 supprime progressivement le crédit d'impôt transition énergétique (CITE), qui est remplacé par une prime de transition énergétique, MaPrimRénov', versée l'année de vos travaux.

Le Crédit d’Impôt pour la Transition Énergétique (CITE) finance 30% du montant de vos travaux de rénovation énergétique (sur le matériel mais hors pose et main-d’œuvre) jusqu’au 31 décembre prochain. Seules les dépenses engagées entre le 1er janvier et le 31 décembre 2020 sont prises en compte. Le CITE 2020 est déterminé selon un forfait par type de travaux ; les montants forfaitaires sont précisés par le portail economie.gouv.fr et dans le guide 2020 des aides financières de l’Ademe (pages 15 à 17). Son montant ne peut excéder 75 % de la valeur payée par le propriétaire. Le plafond, fixé pour 5 ans, ne peut dépasser :

  • 2 400 € pour une personne seule ;
  • 4 800 € pour un couple marié ou lié par le Pacs.

Ce plafond est majoré de 120 € par personne à charge et de 200 € par enfant dans le cas d'une résidence alternée. Le CITE est cumulable avec l'éco-PTZ, et ce sans condition de ressources depuis le 1er mars 2016. La réduction d'impôt s'applique uniquement si la résidence principale est achevée depuis plus de deux ans.

Revente et héritage

En cas de revente, la résidence principale fait l'objet d'une exonération d’impôts et de contributions sociales sur la plus-value à 100%, sans plafond. Pour le calcul des droits de succession, la résidence principale du défunt profite d’un abattement de 20% (sous conditions).

Le service à la personne

Vous employez un jardinier pour entretenir votre jardin ? Une aide-ménagère pour tenir la maison propre ? Un tuteur scolaire à domicile pour vos enfants ? S'il est déclaré, tout ce beau monde peut être déduit de votre déclaration d'impôt à hauteur de 50% des dépenses engagées pour leur rémunération. Pour cela, vous devez passer par un organisme déclaré ou le CESU, et faire apparaître les dépenses effectivement versées sur le formulaire 2042-RICI, à joindre avec la déclaration d'impôt 2042 :

La location meublée au sein de la résidence principale

Les personnes qui louent une partie de leur logement en meublé sous le statut Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP) en chambres d'hôtes sont exonérées d’impôt sur le revenu. La location de chambres d'hôtes est exonérée d'impôt sur les bénéfices si le loyer ne dépasse pas 760 € par an. Le logement doit être la résidence principale du locataire. C'est d'ailleurs l'un des seuls dispositifs de défiscalisation en France qui s'appliquent aux résidences principales comme secondaires.

Quelques conditions cependant : les pièces louées doivent constituer la résidence principale du locataire et la location doit être consentie à un prix raisonnable. Pour 2020, le plafond de loyer annuel (hors charges) par m² est fixé à 190 € en Île-de-France et 140 € ailleurs.

►Lire aussiLe statut Loueur en Meublé Professionnel

Quelle réduction d'impôt pour une résidence principale en Outre-mer en 2020 ?

Le Girardin dans les DOM : baisser vos impôts même en outre-mer

Sous certaines conditions, les contribuables qui investissent d'ici le 31 décembre 2020, dans les départements et territoires d'outre-mer bénéficient d'une réduction d'impôt si l'investissement porte sur :

  • la construction ou l'achat d'une résidence principale ;
  • des travaux de réhabilitation de logement ;
  • le capital de certaines sociétés.

C'est la loi Girardin : un dispositif de défiscalisation outre-mer à visée locative. Le principe est le suivant : le contribuable réalise l'acquisition d'un logement neuf, et peut bénéficier d'une réduction d'impôt entre 25 et 50 %. Il doit s'agir d'un logement neuf situé dans un territoire ou une collectivité d'outre-mer et mis en location vide à titre de résidence principale durant une période de 6 ans. Tout comme l'investissement Pinel, les ressources des locataires sont plafonnées. Les seuils de revenus, fixés par la loi, varient sont la composition du foyer et le département (ou la collectivité) où est situé l'immeuble.

L'Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI)

Bonne nouvelle pour les propriétaires de résidences principales assujettis à l'IFI (ex-ISF) : la résidence principale est déclarée à 70% de sa valeur vénale (la valeur qu'elle aurait sur le marché en cas de revente). Autrement dit, la résidence principale est bien soumise à l'IFI mais sa valeur est corrigée d'un abattement de 30%. Les «petits» ISF, situés juste au-dessus de seuil d'entrée de 1,3 million d’euros, peuvent, par le simple jeu de cet abattement de 30%, devenir non imposables en déménageant pour un logement plus cossu.

Autre chose à savoir : quand la résidence principale est possédée par une Société Civile Immobilière (SCI), l'abattement de 30 % peut s'appliquer à la valeur des parts représentatives de ce logement. À condition toutefois qu'il s'agisse d'une SCI transparente, c'est-à-dire que son seul objet est la possession et la gestion de la résidence principale des associés. 

Foire aux questions

Quels sont les dispositifs de défiscalisation qui n'ont pas été reconduits en 2018 ?

La plupart des dispositifs de défiscalisation immobilière 2017 ont été reconduits en 2018, mais dans certains cas, des changements ont été apportés. La loi Pinel, par exemple, ne compte plus que 3 zones, contre 5 en 2017. Pour le crédit d'impôt à la transition énergétique, certains travaux ont été exclus du champ des dépenses éligibles (pose de volets roulants, de fenêtres et de portes isolantes) et d'autres y ont été ajoutées (frais de DPE, frais d'équipements de raccordement à des réseaux de chaleur ou de froid).

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