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Actualités16 Septembre 2021

Naval Group vs Aukus : touché mais pas coulé !

Naval Group : touché mais pas coulé !

Naval Group ne l’avait certainement pas vu venir ! L’Australie, le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont formé une alliance : l’Aukus. Ainsi, Londres et Washington vont aider l’Australie à s’équiper de sous-marins à propulsion nucléaire. Une décision qui torpille le contrat du siècle pour Naval Group. Retour sur une affaire qui n’a pas fini de faire du bruit !

Retournement de situation

Mercredi dernier, Joe Biden a joué carte sur table. Pour contrer la Chine, les Etats-Unis s’entourent. Et ils s’entourent bien ! Le président américain a officialisé l’Aukus entre les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie. Un partenariat qui ne fait pas que des heureux. En effet, il torpille le contrat du siècle du français Naval Group. Ce dernier qui devait porter sur la construction de douze sous-marins à propulsion diesel-électrique pour la marine australienne aurait rapporté 31 milliards de dollars !

Coup dur pour la France !

Cette nouvelle alliance ne fera pas que renforcer la position de l’Australie dans la région Asie-Pacifique, face à la Chine. L’Australie pourrait enfin peser face à Pékin puisqu’elle disposerait de lanceurs sans limite de portée et ces appareils sont très difficiles à détecter. Le pays changerait donc de dimension. De plus, les trois partenaires ont également annoncé qu’ils travailleraient ensemble dans : 

  • l’intelligence artificielle, 
  • les cyber-menaces 
  • les technologies quantiques.

Néanmoins, les trois alliés ne veulent pas rompre toute discussion avec la France ni se lancer dans une guerre froide. Joe Biden a même tenté de ménager son allié : « La France est un partenaire clé et un allié dans le renforcement de la sécurité et de la prospérité de la région. Les Etats-Unis ont hâte de travailler étroitement avec la France ».

Aukus : et la France dans tout ça ? 

Face à ce revirement de stratégie, la France ne compte pas se laisser couler. Eric Pommelet, le patron de Naval Group, veut « faire valoir ses droits » ! Le Français n’a pas dit son dernier mot et compte bien présenter la facture à Canberra. 

Il dénonce une décision « annoncée sans aucun préavis, avec une brutalité inouïe ». Il amène même des preuves. En effet, il affirme avoir reçu « un courrier nous informant officiellement que le gouvernement australien avait accepté notre offre ainsi que les choix techniques qui auraient permis d’engager une nouvelle phase du programme, dite « basic design » des sous-marins ».

Pour lui, l’Australie n’a jamais émis aucune réserve concernant l’avancée du projet. De son côté, l’Australie assure avoir fait part depuis des années de ses inquiétudes concernant ce contrat, évoquant des retards et un dérapage des coûts.

Peu importe, Naval Group ne se laissera pas faire ! Mais, pas d’inquiétude, le groupe français est loin d’être coulé ! Il se relèvera rapidement de cette crise. Selon Eric Pommelet « Ce contrat représentait environ 10 % de nos ventes, soit 500 millions d’euros par an dans les prochaines années, et c’était un contrat de long terme », indique-t-il. Certes, ce n’est pas rien et il s’agissait tout de même d’un contrat très important, mais Naval Group a beaucoup d’autres clients. Il ne s’agit que de 10 %, les 90 % restants sont dédiés aux autres contrats comme ceux passés avec la Marine française, l’Inde, le Brésil, l’Egypte, ou encore la Belgique et les Pays-Bas. 

Touché mais pas coulé !