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Non classé24 Décembre 2020

La finance durable, grande gagnante de 2020 ?

finance durable 2020

Avec la pandémie de coronavirus, les placements financiers ont été mis à mal en 2020. Un investissement a cependant réussi à tirer son épingle du jeu : la finance durable. On compte ainsi 618 fonds agréés ISR (ou investissements socialement responsables) sur l’année contre 365 en 2019. Quels sont les bienfaits des ISR ? À quoi peut-on s’attendre pour l’année 2021 en matière de placement responsable ?

2020, une bonne année pour la finance durable

Les investissements responsables ont eu le vent en poupe cette année, principalement en Europe. On constate en effet que le nombre de fonds prenant en compte les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, rassemblés sous le sigle ESG, est de plus en plus important notamment sur le marché français.

En plus de séduire un nombre croissant d’investisseurs, l’ISR n’est plus seulement l’affaire des institutions telles que les caisses de prévoyance et de retraite. Les épargnants particuliers commencent en effet à se tourner vers la finance durable.

Dans certaines entreprises spécialisées dans l’ESG, la différence se fait véritablement sentir : Mirova, une filiale de Natixis experte dans le domaine de la finance responsable, note que les particuliers représentent 42 % des fonds utilisant des critères ESG. En 2019, ce pourcentage était de 20 % seulement.

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Comment expliquer ce nouvel intérêt pour les ISR ?

L’ISR, c’est quoi exactement ? Il s’agit d’un placement financier qui prend autant en compte le contexte environnemental, social et de gouvernance que le rendement de l’investissement. Mais alors, quelle différence entre l’ISR et l’ESG ? L’ISR est un placement financier tandis que l’ESG désigne des critères. Un placement est qualifié d’ISR lorsqu’il concilie rendement financier et engagement environnemental et éthique.

La soif d’investissements socialement responsables s’explique par plusieurs facteurs. En 2020, la crise climatique occupe toujours plus le débat public. Cet enjeu majeur pousse une part grandissante de la société à revoir ses méthodes de consommation, de production et, plus récemment, d’investissement. Une partie des investisseurs ont à présent à cœur d’influencer positivement la société via leurs placements financiers.

C’est donc à la prise de conscience collective vis-à-vis de la situation écologique que l’on doit cet attrait pour les investissements responsables, mais pas que ! Les critères de la finance durable ne concerne pas seulement les questions sociales mais aussi les conditions éthiques, sociales et morales des placements financiers. Le but à long terme est d’avoir un impact positif sur le plan social tout en bénéficiant de la rentabilité du placement.

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Quelles sont les attentes pour 2021 en matière de finance responsable ?

Les normes liées à l’appellation ESG restent trop floues aux yeux de bon nombre d’acteurs. Il n’existe à l’heure actuelle aucun cahier des charges suffisamment précis concernant les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance. C’est pourquoi au cours des mois voire des années à venir, on peut s’attendre à une définition plus détaillée de ce qu’est un investissement labellisé ESG.

Quant à l’ISR, il est également prévu de rendre sa réglementation plus rigoureuse. Si les critères établis pour qualifier un investissement de socialement responsable sont plus précis que ceux des critères ESG, les acteurs estiment cependant que certaines modalités nécessitent la mise en place d’une méthodologie plus stricte. Les critères vont donc en être durcis.

Enfin, l’essor de la finance durable devrait se poursuivre en 2021, notamment grâce à la loi Pacte qui fait de la finance responsable l’un de ses chevaux de bataille. Les assureurs se voient maintenant obligés d’intégrer dans les contrats d’assurance vie qu’ils proposent des unités de compte (ou UC) de finance durable. De plus les fonds distribués doivent bénéficier d’au moins un label de finance durable, à savoir l’ISR, le Greenfin ou le Finansol.