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Non classéOptimisation fiscale12 Mai 2020

Comment réduire ses charges de copropriété ?

charges de copropriété

Les charges de copropriété peuvent parfois représenter un budget important pour certains copropriétaires. Nous vous expliquons dans cet article comment réduire ses charges de copropriété et réaliser des économies pérennes.

Article écrit en partenariat avec Matera, solution de gestion de copropriété coopérative.

I. Charges de copropriété : définition

Les charges de copropriété couvrent les frais nécessaires à la bonne tenue de l’immeuble et des équipements communs de celui-ci. Elles sont imputables aux copropriétaires de l’immeuble. Toutefois, il faut distinguer deux types de charges : les charges générales et les charges spéciales.

Les charges générales

Les charges générales correspondent aux dépenses liées à :

  • L’administration de l’immeuble : il s’agit notamment des honoraires du syndic de copropriété si vous passez par un syndic professionnel et des frais de tenue des assemblées générales ;
  • La conservation de l’immeuble : il s’agit des dépenses liées aux travaux ou au nettoyage des parties communes par exemple ;
  • L’entretien des parties communes : par exemple, le ravalement des façades ou la réfection des toitures.

Tous les copropriétaires de l’immeuble sont redevables des charges générales. La répartition des charges générales est calculée selon le quote-part de chaque copropriétaire en fonction des tantièmes. Pour rappel, les tantièmes sont écrits dans le règlement de copropriété.

Les charges spéciales

Les charges spéciales correspondent aux dépenses liées à certains services collectifs et équipements communs. Il s’agit par exemple des frais inhérents à la maintenance de l’ascenseur, du gardiennage, du système de sécurité, etc. Contrairement aux charges générales, les charges spéciales ne sont imputables qu’aux copropriétaires qui jouissent de ces services et équipements communs. Par exemple, les frais liés à l’ascenseur ne seront pas redevables par les copropriétaires vivant au rez-de-chaussée.

Bon à savoir : les charges sont dues chaque trimestre lors de la convocation des appels de fonds. Certaines charges sont exigibles même si elles n’ont pas été prévues dans le budget prévisionnel de la copropriété. C’est le cas notamment en cas de travaux urgents convoqués par le syndic de copropriété.

II. 4 astuces pour réduire ses charges de copropriété

1. Passez en syndic coopératif !

C’est l’une des astuces qui vous fera réaliser le plus d’économies. En effet, la loi de 1965 qui régit le statut de la copropriété des immeubles bâtis stipule qu’un syndic de copropriété est obligatoire. Une copropriété sans syndic est alors dans l’illégalité absolue. Toutefois, ce même texte de loi précise qu’il existe deux modèles possibles pour les syndics de copropriété. Ils peuvent être professionnels ou non professionnels.

Le modèle professionnel

Dans ce cas, c’est une société qui est mandatée en qualité de syndic. C’est le syndic traditionnel qui est le plus souvent choisi par les copropriétaires. Pourtant, les honoraires des syndics traditionnels sont souvent exorbitants. Des prestations additionnelles sont facturées par les syndics, parfois à tort, comme dans le cas du pré-état daté notamment. Malgré la règlementation encadrant cette profession (la loi Alur et la loi Hoguet), les abus subsistent.

Le modèle non-professionnel

Il s’agit du modèle bénévole ou coopératif. Dans le cas du modèle bénévole, un copropriétaire est élu en qualité de syndic. Dans le cas du modèle coopératif, c’est un ensemble de copropriétaires qui est élu en qualité de syndic. En effet, dans le modèle coopératif, le président du conseil syndical est le syndic mais il est assisté dans sa tâche par tous les autres membres du conseil syndical. Cela permet de mieux se répartir le travail et de gagner du temps dans la gestion de la copropriété.

Nous recommandons le modèle coopératif car contrairement au syndic bénévole, il permet une meilleure répartition des tâches. Ainsi, les conseillers syndicaux pourront se répartir le travail selon leur affinité respective : comptabilité, administratif, communication, etc. Le président du conseil syndical, éventuellement assisté d’un vice-président, chapeaute l’ensemble.

La gestion coopérative est non seulement plus économique mais elle est également plus conviviale et plus transparente. En effet, vous aurez une vision en temps réel sur le budget de votre copropriété et sur les dossiers en cours ! C’est le moyen le plus simple de faire avancer les choses dans votre copropriété et de reprendre votre immeuble en main.

Bon à savoir : Matera est une solution qui accompagne les syndics coopératifs. Matera, c’est une plateforme pour automatiser les tâches chronophages (comptabilité, convocation des assemblées générales) et un accompagnement personnalisé de 60 experts pour les tâches plus complexes
(juridique, travaux). Et c’est en moyenne 30% moins cher qu’un syndic traditionnel.

Alors, n’est-il pas temps de changer de syndic et de passer en syndic coopératif ?

2. Réduisez les frais d’envoi

En tant que syndic coopératif, vous serez amené à envoyer des documents aux autres copropriétaires de l’immeuble, comme par exemple les convocations d’assemblées générales. Pour réduire votre empreinte carbone mais également économiser de l’argent, optez pour l’envoi dématérialisé ! Plus pratique et plus économique, l’envoi dématérialisé a tout autant de valeur légale que l’envoi papier.

3. Optimisez votre consommation d’eau et d’énergie

Installer des compteurs d’eau individuels permettra une répartition plus juste des charges liées à l’eau. Par ailleurs, l’installation de ces compteurs permettra à chacun de réguler sa consommation d’eau, ce qui est plus économique et plus responsable !

Il en est de même avec le chauffage collectif. Pour réaliser des économies pérennes, vous pouvez bien entendu couper le chauffage pendant les périodes de grosses chaleurs. L’ARC conseille par exemple de ne chauffer qu’entre le 15 octobre et le 15 mai. Vous pouvez également couper le chauffage la nuit pour réaliser plus d’économies !

4. Posez-vous les bonnes questions

Enfin, il est important de se poser les bonnes questions pour sa copropriété. A-t-on vraiment besoin d’un gardien d’immeuble par exemple ? En-dessous de 30 lots, un gardien est en effet souvent peu nécessaire.

Par ailleurs, faites jouer la concurrence sur les contrats des prestataires : assurance, électricité, entreprise de nettoyage. Il est important de renégocier ses charges tous les ans afin d’obtenir le meilleur prix et de continuer à réaliser des économies au fil des années.

Enfin, en cas de travaux, comparez les devis des différents prestataires. Attention, n’oubliez pas que le prix ne fait pas tout ! Il est également nécessaire de s’assurer de la compétence de l’artisan choisi et des différentes prestations effectuées. Par exemple, demandez la référence des produits que le prestataire choisit afin de comparer la qualité de ces derniers.