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27 Novembre 2019

L’État privatise la FDJ : pari gagné pour l’ancien actionnaire majeur

Après le séisme causé par la réforme des retraites, l’État privatise la la FDJ, qu’on appelle Française des Jeux. L’État a décidé de céder une grande partie de ses parts aux particuliers. Après sa privatisation, la FDJ est introduite en bourse depuis le 21 novembre 2019. L’État qui désormais n’est plus l’actionnaire majoritaire de la société s’en sort plutôt bien, voire très bien. 

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Privatisation de la FDJ : une bonne récolte pour l’État

Bingo ! L’État engrange 2 milliards d’euros. L’ancien actionnaire majeur de la Française des jeux (FDJ) a cédé 52 % de ses 72 % d’actions qu’il détenait. Aujourd’hui, l’État ne détient que 20 % des parts sociales. Tout commence le 18 octobre, lorsque l’Autorité des Marchés Financiers appelée aussi AMF approuve l’enregistrement du dossier de la FDJ. Cette approbation ouvre le processus de souscription des parts de la société de la Française des jeux auprès des particuliers. Cette validation est aussi une sorte d’introduction de la société de jeux d’argent en Bourse. 

Pourquoi l’État privatise-t-il la Française des jeux ?

« Je souhaite que la Française des jeux redevienne l’entreprise des Français », affirme le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire. 

Plus sérieusement, avec les 2 milliards d’euros récolté avec la vente de ses actions, l’État pourra commencer à combler certains trous. C’est notamment le cas du fonds consacré à l’innovation et à l’industrie, lancé par le ministre de l’Économie en 2018. 

Pas besoin d’être un expert pour savoir si les particuliers seront gagnants en investissant au sein de la deuxième société de jeux d’argent européenne et quatrième au niveau mondial. Malgré l’inquiétude de certains, un des facteurs reste rassurant pour les particuliers. En effet, même si l’Etat privatise la FDJ, il reste toujours détenteur du capital. Ce dernier n’aurait aucun intérêt à continuer à investir dans une société sans rendement. 

Les particuliers ont acheté les actions à 19,90 euros. Les nouveaux détenteurs des titres financiers ont pour certains perçus quelques avantages à savoir une décote de 2 %, et même action gratuite pour dix actions achetées. Parmi ces acheteurs, on trouve des cadres, et des étudiants

L’État privatise la FDJ:  une relance de l’actionnariat populaire ?

Toutefois, ce succès annonce-t-il une relance de l’actionnariat populaire ? 3,35 milliards de recettes conservées par l’État, les 2 milliards d’euros ce sont les gros lots remportés par l’État.  Il s’agit bel et bien d’un franc succès.

Il faut dire que ces dernières années, les particuliers n’étaient pas tellement prêts à investir.  La crise économique de 2008, et le sentiment de méfiance généralisé sont les facteurs qui freinaient les particuliers à placer leur argent en société

Il y a encore quelques mois, seulement 19 % des Français se disaient prêts à investir d’après un sondage d’Odoxa-Linxea en mars dernier.  

« Parler d’un succès populaire, c’est aller un peu en besogne » s’est exprimé un économiste. Ce professionnel considère que l’actionnariat populaire se limiterait à quelques catégories de personnes. Selon lui, les personnes plus diplômées placent une partie de leurs revenus dans des placements. En revanche, les personnes les moins diplômées consacrent une partie de leurs revenus dans les jeux. 

Un petit historique de la Française des jeux

Depuis le 21 octobre, la FDJ est cotée en bourse. Un petit retour en arrière est nécessaire pour comprendre l’évolution de cette société. La Française des jeux a vu le jour en 1933. Elle se nommait alors « La Loterie nationale française ». Créé par la loi du 22 juillet 1933, son but est de venir en aide aux victimes de la Première Guerre mondiale (1914-1918), ceux qu’on appelle « les gueules cassées ». La société devient en 1978 la société phare dédiée au loto.

Très rapidement, l’activité de l’entreprise s’étend aux jeux de grattage et concurrencés par les paris sportifs.  La FDJ se développe également à l’international. En 2004, la FDJ s’allie avec les loteries nationales de certains États pour faire face à la concurrence des sociétés de loteries en ligne. Ce groupement donne alors naissance à l’Euro millions qui comprend les pays suivants : Royaume-Uni, Espagne, Autriche, Belgique, Irlande, Luxembourg, Portugal, Suisse. Encore aujourd’hui, les Français ne peuvent pas se passer de ces jeux.

Les nouveaux projets de la FDJ pour 2020

Pour 2020, la FDJ veut « repousser les frontières », et s’est fixé des objectifs dans quatre pôles : 

  • Accélérer la numérisation de l’offre et de la distribution 
  • Moderniser et compléter notre réseau de distribution 
  • Soutenir la croissance des paris sportifs 
  • Développer l’innovation de rupture

L’année 2020, sera sans aucun doute, une année charnière pour la Française des jeux. 

Pour aller plus loin: La Française des Jeux: Organisation et financement